mardi 31 juillet 2018

Pierre PAUCHON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Pierre PAUCHON

 

 

PAUCHON Pierre, fiche MPLF

 

 

Pierre Pauchon est né le 6 janvier 1894 à Saint-Julien-Molhesabate (Haute-Loire). Il est mort le 2 mars 1915 à Sillery (Marne). Il avait vingt-et-un ans.

Sa fiche MPLF (mort pour la France) note qu'il appartenait au 8e régiment de Zouaves, mais selon sa fiche matricule Pierre Pauchon était du 3e régiment de Zouaves ; ce que confirme la liste des tués fournie par ce dernier régiment dans son Historique.

Le J.M.O. du 3e Zouaves n'existe pas pour la période antérieure à mai 1915. Il est donc difficile de savoir dans quelles circonstances Pierre Pauchon a trouvé la mort. La notice du Livre d'or précise qu'il fut «brûlé par une bombe», alors qu'il se trouvait dans une tranchée de première ligne.

 

 

fiche matricule de Pierre Pauchon

 

Pierre Pauchon, fiche matricule (1)

Pierre Pauchon, fiche matricule (2)
fiche matricule de Pierre Pauchon, né le 6 janvier 1894

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Pierre Pauchon
de Thomarger (1)

Pierre Pauchon s’était fait incorporer au 3e zouaves, à Constantine, dès les premiers jours de septembre 1914. Son unique désir était de partir pour le front le plus tôt possible. Il considérait comme un devoir d’aller à l’ennemi sans tarder, et chaque fois qu’un convoi était formé pour la France, il réclamait l’honneur et le privilège d’en faire partie. Noble insistance, digne d’une belle âme ! Comme on aime à trouver chez les jeunes - il avait 20 ans - cette flamme d’enthousiasme patriotique ! De tels sentiments doublent le prix de la vertu. Faire tout son devoir, c’est bien : mais aller au devant du sacrifice, c’est le privilège des cœurs d’élite.

Les réclamations de Pierre Pauchon n’aboutirent qu’à la fin février. En s’arrêtant à Lyon, lors de son passage, il n’eut garde d’oublier le pèlerinage de Fourvière. Après l’avoir fait, comme un vrai fils de Sainte-Marie, il dit aux membres de sa famille : «Maintenant, je suis bien content. Ce sera comme le Bon Dieu voudra».

Bien content ! Ces mots si simples étaient l’expression de la réalité ; car il réfréna toute tristesse, et jusqu’au départ, il fut avec les siens d’une gaieté d’enfant. La pensée de combattre semblait le hausser au-dessus de toutes les préoccupations ordinaires. Il partait en vaillant.

Son rôle de défenseur de la France ne devait pas durer longtemps. Il occupait, à peine depuis quelques heures une tranchée de première ligne, lorsqu’au milieu d’une attaque, il fut grièvement brûlé par une bombe. Ainsi tombait au combat de Sillery (Marne), le 1er mars, cette jeune victime de la guerre.

1 - Il s'agit de Thomarget (avec un "t" et non un "r"), hameau situé sur le territoire de la commune de Saint-Julien-Molhesabate, dans la Haute-Loire.

 

 

 

Pierre Pauchon est mort à Sillery (Marne)

 

Sillery, carte légendée
Sillery, au sud-est de Reims

 

Sillery, carte IGN 1950, légendé
Sillery et le Fort de la Pompelle, carte IGN 1915 (Géoportail)

 

Diapositive1
Sillery, sur le front de la Ve armée

 

secteur de Sillery, tranchées, 118e RT
secteur de Sillery, tranchées occupées par le 118e régiment d'infanterie territoriale,
de novembre 1914 à septembre 1915 selon le J.M.O. (il s'agit d'un autre régiment que celui de Pierre Pauchon)

 

 

 

images du secteur de Sillery pendant la guerre

 

gare de Sillery, août 1915
gare de Sillery bombardée, août 1915

 

tranchée, secteur Fort de la Pompelle, 1918
tranchée, secteur Fort de la Pompelle (à côté de Sillery), 1918

 

Poilu du 310e RI à Taissy près de Sillery
Poilu du 310e RI à Taissy près de Sillery (Marne)

 

 

 

Pierre Pauchon, dans la liste des tués du 3e Zouaves

 

Historique du 3e Zouaves, couv
Historique du 3e régiment de Zouaves, 1921, couverture

 

Historique du 3e Zouaves, liste tués
Historique du 3e régiment de Zouaves, extrait de la iste des tués

 

 

 

Pierre Pauchon a été inhumé au cimetière militaire de Sillery (Marne)

 

cimetière de Sillery (1)
cimetière de Sillery (Marne)

 

nécropole de Sillery (1)
nécropole de Sillery (Marne)

 

nécropole de Sillery (2)
nécropole de Sillery (Marne)

 

nécropole de Sillery (3)
nécropole de Sillery (Marne)

 

nécropole de Sillery, juillet 2012
nécropole de Sillery (Marne), juillet 2012

 

nécropole de Sillery, sept 2013
nécropole de Sillery (Marne), septembre 2013

 

 

 

 

 

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lundi 30 juillet 2018

Gustave PERDU

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Gustave PERDU

 

 

PERDUX Raymond, fiche MPLF

 

Il n'a pas été permis pour l'instant d'identifier Gustave PERDU, capitaine de Chasseurs alpins, originaire (?) de Roanne.

S'agit-il de Raymond PERDUX, inhumé par les Allemands en août 1914 ?

 

 

 

 

 

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dimanche 29 juillet 2018

Georges PETIT

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Georges PETIT

 

 

PETIT Georges, fiche MPLF

PETIT Georges, fiche MPLF double

 

 

Georges Petit est né le 28 mai 1890 à Annonay (Ardèche). Il est mort le 7 juillet 1916 à l'hôpital militaire Michel Lévy de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Son père était négociant, à Annonay.

Il a effectué son service militaire d'octobre 1908 à septembre 1910, au 58e régiment d'infanterie à Avignon (Vaucluse). Il en sort avec le grade de sergent.

En 1914, il est affecté au 141e régiment d'infanterie, au dépôt des prisonniers à Carpiagne (en décembre). Classé service auxiliaire pour raisons de santé, en décembre 1915. Puis classé à nouveau service armé en mars 1916. Entré à l'hôpital de Marseille le 15 mai 1916.

Meurt dans cet hôpital le 7 juillet 1916 des suites de maladies : fièvre typhoïde, hémorragies intestinales.

 

 

acte de naissance de Georges Petit

 

acte de naissance de Georges Petit
acte de naissance de Georges Petit, à Annonay

 

 

 

fiche matricule de Georges Petit

 

Georges Petit, fiche matricule (1)

Georges Petit, fiche matricule (2)

Georges Petit, fiche matricule (3)
fiche matricule de Georges Petit, né le 28 mai 1890

 

 

 

Georges Petit a fait son service militaire au 58e R.I., à Avignon

 

Avignon, 58e RI (1)
caserne du 58e régiment d'infanterie, à Avignon

 

Avignon, 58e RI (2)
caserne du 58e régiment d'infanterie, à Avignon

 

Avignon, 58e RI (3)
caserne du 58e régiment d'infanterie, à Avignon

 

 

 

Georges Petit meurt à l'hôpital militaire de Marseille, le 7 juillet 1916

 

Marseille, hôpital militaire (1)
hôpital militaire Michel Lévy, à Marseille

 

Marseille, hôpital militaire (2)
hôpital militaire Michel Lévy, à Marseille

 

Marseille, hôpital militaire, blessés 1915
hôpital militaire Michel Lévy, à Marseille : soldats en convalescence, 1915

 

 

 

 

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samedi 28 juillet 2018

Louis POMÉON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Louis POMÉON

 

 

Aucun renseignement, pour l'instant.

À noter que Louis Poméon figure dans la liste publiée dans le bulletin 1936 de l'association des Amicale des anciens élèves de Sainte-Marie mais qu'il a disparu de la liste publiée en 1937 dans le même bulletin.

 

 

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vendredi 27 juillet 2018

Henri PRÉNAT

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Henri PRÉNAT

 

 

PRÉNAT Henri, fiche MPLF

 

 

Henri Léon Joseph PRÉNAT est né le 25 avril 1889 à Saint-Martin-en-Coailleux. Il était jumeau de Jean Henri Marie. Leur père était ingénieur.

Henri Prénat a effectué quatre mois de service militaire au 11e régiment de Dragons à Belfort (octobre 1910-mars 1911). Puis il est envoyé au 4e régiment de Chasseurs d'Afrique jusqu'en septembre 1912. Il opère plusieurs fois en Tunisie, en Algérie et au Maroc occidental.

À la mobilisation d'août 1914, il est appelé à ce 4e régiment de Chasseurs d'Afrique. Il meurt le 27 septembre 1917, au cours d'une patrouille tombée dans une embuscade, à Hundistea (noté Undistea) en Albanie où il est inhumé.

On trouve le récit de la mort d'Henri Prénat dans le J.M.O. (Journal de marches et d'opérations) de son régiment à la date du 27 septembre :

  • "Une patrouille composée du maréchal des logis Lepargueur, du brigadier Prénat, du cavalier Cascasset et sous les ordres d'un capitaine du 2e R.M.A. (régiment de Marche d'Afrique) tombe dans une embuscade. Les chevaux sont tués. Le brigadier Prénat tombe mortellement frappé ; le maréchal des logis Lepargueur, grièvement blessé, reste aux mains de l'ennemi ; et le cavalier Carcasset réussit à échapper aux poursuivants ennemis ainsi que le capitaine commandant la patrouille. D'après le rapport du capitaine commandant la patrouille, les trois cavaliers se sont admirablement conduit."

le 29 septembre, le J.M.O. ajoute :

  • "Le maréchal des logis Lepargueur est repris par le thabor albanais et donne les renseignements suivants : il est resté sans soins pendant tout le temps passé aux mains de l'ennemi ; un commandant autrichien l'a dépouillé de ses bottes, de son portefeuille contenant de l'argent et de sa montre ; le corps du brigadier Prénat sera enterré près d'Hundistea par les soins des Albanais".

L'armée lui a décerné deux citations.

L'une à l'ordre de la Brigade : "après avoir combattu avec le plus grand courage, a secouru un de ses hommes blessé restant ainsi exposé et découvert sous un feu très violent ; a eu la poitrine traversée d'une balle".

L'autre est à l'ordre de la Division : "Faisant partie d'une reconnaissance en terrain très difficile et à proximité de l'ennemi, a montré beaucoup d'entrain et d'énergie, a déployé beaucoup de sang-froid, lorsque cette reconnaissance est tombée sous le feu d'une compagnie autrichienne. A été tué".

Il a reçu la médaille militaire à titre posthume.

  • Henri Prénat est le frère d'Abel Prénat, lui aussi ancien de Sainte-Marie mort pour la France.

 

l'acte de naissance d'Henri PRÉNAT

 

RÉNAT Henri, acte de naissance
acte de naissance des deux frères jumeaux Prénat, le 25 avril 1889 :
l'employé d'état civil s'est trompé dans la mention marginale en indiquant la mort d'Henri Prénat en 1975,
il s'agit en réalité de son frère

 

 

la fiche matricule d'Henri PRÉNAT

 

PRÉNAT Henri, fiche matricule (1)

PRÉNAT Henri, fiche matricule (2)

PRÉNAT Henri, fiche matricule (3)
fiche matricule d'Henri Prénat, né le 29 avril 1889 et mort le 27 septembre 1917

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Henri Prénat
de Saint-Chamond

Pendant sa dernière permission, Henri Prénat était venu s’asseoir à la table de ses anciens maîtres. Qui n’a conservé le souvenir de cette rapide visite ? On avait toujours eu une sympathie marquée pour l’ardent chasseur, et vraiment, lui aussi, semblait se retrouver en famille : ce qui augmentait la satisfaction de tous. On le plaisantait en souriant sur son passé, encore peu lointain, et il devait constater que les gronderies des maîtres n’excluent pas, pour les coupables les plus réprimandés, un fonds solide d’estime et d’affection. Mais on le questionnait surtout sur sa vie militaire, et il avait si fort le désir de contenter ses auditeurs qu’il répondait à tous avec un intarissable entrain, sans trop songer que son devoir du moment était de réparer ses forces.

Cette première visite précéda de peu de temps son dernier départ pour l’armée d’Orient.

Ce n’est point là cependant qu’il avait fait ses premières armes. Il avait débuté en septembre, avec son régiment dans les Vosges. Que de fois il fut exposé ! Il le dit lui-même :

  • «Nous faisions surtout des reconnaissances de terrain et il arrivait souvent, le soir, qu’il manquait à l’appel la moitié de ceux qui étaient partis le matin».

Après la bataille de la Marne, son régiment poursuivit l’ennemi dans les forêts des Vosges, car le recul de l’armée allemande avait été général sur tout le front. «Vous ne pouvez pas vous figurer le spectacle d’horreur dont nous avons été témoins. Au col de la Ch., en particulier, il n’y avait pas un mètre carré qui ne fut couvert de cadavres».

En octobre, l’intrépide bataillon est dirigé sur le Pas-de-Calais, et reste à Arras jusqu’au 7. C’est de là qu’en attendant l’infanterie, Henri Prénat et ses hommes sont chargés de faire les fantassins.

«Rudes journées, dit-il ? Nous sommes restés plusieurs jours et plusieurs nuits dans boire, ni manger, ni dormir». Mais il ajoute très simplement qu’il a l’habitude, comme au collège, de dire sa prière matin et soir ; qu’il invoque Notre-Dame de Valbenoite et porte toujours sur lui deux petites médailles de la Très Sainte Vierge, et il compte bien sur une protection toujours efficace.

À cette rude existence succède la vie non moins rude des tranchées sur le sol fangeux de la Belgique. «Souvent, il fallait rester 48 heures de suite avec de la boue jusqu’aux genoux !»

Au mois de mai, il se trouve avec les 50 000 cavaliers qui attendent pleins d’anxiété, dans la région d’Arras, une attaque imminente. Si le coup réussit, ils sont prêts à poursuivre l’ennemi, l’épée dans les reins, jusqu’à la frontière belge. Malheureusement, le succès ne répond pas à toutes les espérances, et de nouveau les chasseurs d’Afrique sont condamnés au rôle plus modeste de tenir ferme dans la tranchée. Comme il se trouve, lui, dans la région de Souchez et de Notre-Dame-de-Lorette, il entend jour et nuit une canonnade d’enfer. Le poste est des plus dangereux. Mais il a bien eu soin, avant son départ, de se mettre en règle : «En compagnie d’une dizaine d’autres chasseurs, je suis allé me confesser et faire la Sainte Communion».

Cependant ce n’était point sur le sol français qu’il devait tomber.

Envoyé en Orient, après plusieurs péripéties, il est dirigé vers l’Albanie, par étapes successives. Le canon ne tonne que vaguement dans le lointain, mais les visites des avions boches se multiplient et rarement peut-on se croire à l’abri de tout danger. Aussi a-t-il toujours sur lui l’image de Notre-Dame de Valbenoite ; elle ne le quitte jamais, et puisque déjà si longtemps il a échappé aux balles et aux obus, pourquoi ne serait-il pas protégé jusqu’à la fin ? La réponse de la Providence ne devait point être conforme à ses espérances.

C’est dans les circonstances suivantes qu’il allait trouver la mort. Nous empruntons ce récit à un journal de Provence :

  • «Une reconnaissance d’officiers, conduite par un capitaine français, s’en était allée hardiment, à cheval, trop hardiment sans doute, suivant la tradition française, reconnaître, en avant des lignes, si le village d’Hundistéa était occupé et quelles forces pouvaient se trouver là.
    Brusquement, la reconnaissance qui ne comprenait avec le capitaine qu’un maréchal des logis, un brigadier - le brigadier Henri Prénat -, et un chasseur d’Afrique, tomba sur une compagnie autrichienne. Un feu de mousqueterie intense se déclenche aussitôt. Il faut se replier précipitamment, toute résistance étant inutile.
    Mais dans son repli, la reconnaissance se trouve à nouveau à hauteur de Cesme, en présence de forces ennemies qui la poursuivent à coups de fusils et de mitrailleuses.
    Les chevaux atteints par les balles ennemies s’abattent l’un après l’autre ; les Autrichiens croyant aisément tenir les cavaliers embarrassés dans les étriers ou pris sous leurs chevaux s’élancent pour les capturer. Mais les chasseurs ont tôt fait de se dégager ; et à moins de cent mètres des Autrichiens prennent la fuite et se dispersent pour diviser les poursuivants. Des positions françaises, trop éloignées encore pour qu’on puisse leur porter secours, les soldats suivent, non sans inquiétude, les péripéties de la poursuite engagée.
    Voyant leur proie près de leur échapper, les Autrichiens s’arrêtent et tirent à courte distance, tandis que l’on voit l’officier et les chasseurs d’Afrique disparaître tour à tour dans les fourrés, apparaître à nouveau dans les clairières et finalement se perdre dans les bois.
    À la nuit, seul, tout d’abord, le capitaine rentre dans les lignes ; deux heures après, un chasseur d’Afrique arrivait, légèrement blessé. À l’appel manquaient le maréchal des logis et le brigadier morts, blessés ou prisonniers ? Une patrouille sort à leur recherche, elle rentre sans avoir rien vu ; une deuxième et une troisième sont également vaines. Ce n’est que plus tard que le cadavre du brave brigadier fut retrouvé : il était criblé de balles».

 

Salonique, dragons français à cheval, Krusa Balkan
dragons français à cheval, dans le Krusa Balkan (60 km au nord de Salonique)

 

 

 

des lieux et des hommes qu'Henri Prénat a fréquentés

 

Belfort, caserne 11e Dragons (1)
Henri Prénat a été au 11e Dragons, à Belfort, d'octobre 1910 à mars 1911

 

Belfort, caserne 11e Dragons (2)
Henri Prénat a été au 11e Dragons, à Belfort, d'octobre 1910 à mars 1911

 

Chasseurs d'Afrique (1)
chasseurs d'Afrique au Maroc ; cette carte postale a été postée en 1911, à l'épqoue où Henri Prénat s'y trouvait

 

Chasseurs d'Afrique (2)
le quartier Philibert des Chasseurs d'Afrique en Tunisie, à Bierte ;
avec son régiment, Henri Prénat se trouvait dans ce pays entre mars et mai 1911

 

Chasseurs d'Afrique (5)
quartier Philibert des Chasseurs d'Afrique à Bizerte

 

4e RCA, caserne Forgemol, Tunis
le 4e RCA, caserne Forgemol à Tunis

 

Chasseurs d'Afrique (3)
soldats du 4e régiment de Chasseurs d'Afrique

 

Chasseurs d'Afrique (4)
chasseurs d'Afrique au Maroc ; Henri Prénat y était du 20 mai au 24 août 1911

 

Chasseurs d'Afrique (6)
chasseurs d'Afrique en reconnaissance

 

Chasseurs d'Afrique (7)
armuriers du 4e régiment de Chasseurs d'Afrique, 1914

 

 

les circonstances de la mort d'Henri PRÉNAT

 

JMO 4e Chasseurs d'Afrique, sept 1917 (1)

JMO 4e Chasseurs d'Afrique, sept 1917 (2)
J.M.O. du 4 régiment de Chasseurs d'Afrique, septembre 1917

 

Salonique, dragons français à cheval
dragons français à cheval, dans le Krusa Balkan (60 km au nord de Salonique)

 

 

 

les lieux de la mort d'Henri PRÉNAT

 

Albanie, carte 1918
les opérations en Albanie en 1918, après la mort d'Henri Prénat

 

Elbasan et Hundistea, carte 1912
Elbasan et Hundistea, en Albanie, carte de 1912 (voir légende ci-dessous)

 

Hundistea carte légendée

 

Hundistea, carte 1912
Hundistea, en Albanie, carte de 1912

 

 

 

* une fiche généalogique sur Henri Prénat

 

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jeudi 26 juillet 2018

Antoine PRORIOL

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Antoine PRORIOL

 

 

PRORIOL Antoine, fiche MPLF

 

 

Antoine Proriol est né le 11 octobre 1895 à Saint-Étienne (Loire). Il est mort le 23 septembre 1917 à l'ambulance 9/2 de Senoncourt (Meuse).

Son père était frabricant de tissus. Avant la guerre, Antoine Proriol était clerc de notaire.

Il a été incorporé en décembre 1914 au 55e régiment d'infanterie. Puis est passé au 28e R.I. en juin 1915 et au 5e en octobre de la même année. En novembre 1916, il est affecté au 162e R.I. Il était sergent.

Antoine Proriol a été blessé le 12 avril 1916, dans la région de Douaumont (Verdun) : une «plaie pénétrante du thorax droit par éclat d'obus».

En 1917, il est été cité à l'ordre du régiment :

  • «Au cours de la contre-attaque du 5 avril 1917 au matin, a permis par son courage et son sang-froid la progression dans les boyaux et rtanchées de la position conquise par l'ennemi».

Le 14 septembre 1917, il est à nouveau blessé, à Verdun : «Séton de l'extrémité intérieur de la cuisse droite par éclat d'obus». Il est cité à l'ordre de l'armée :

  • «Pendant la période en secteur du régiment, a fait preuve d'un réel mépris du danger en toutes circonstances. Modèle de courage et de sang-froid. A été grièvement blessé le 14 septembre 1917». Croix de guerre.

 

 

 

acte de naissance d'Antoine Proriol

 

acte naissance Antoine Proriol
acte de naissance d'Antoine Proriol, 11 octobre 1895 à Saint-Étienne

 

 

 

fiche matricule d'Antoine Proriol

 

Antoine Proriol, fiche matricule (1)

Antoine Proriol, fiche matricule (2)

Antoine Proriol, fiche matricule (3)
fiche matricule d'Antoine Proriol, né le 11 octobre 1895

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Antoine Proriol
de Saint-Étienne

C’est au mois d’octobre 1906 qu’Antoine Proriol fit sa première entrée au collège Sainte-Marie. On peut dire qu’il fut jusqu’au terme de ses études le bon élève apprécié, aimé de tous ses maîtres et de tous ses condisciples.

Pour ceux qui l’ont connu, sa physionomie se détache en plein relief. Il avait avant tout le sentiment du devoir, l’accomplissant modestement, sans bruit, d’une façon toujours égale. À suivre la ligne droite, sans aucune défaillance, il se sentait heureux ; l’expression de son visage était celle d’une joie intime, facilement traduite par un bon sourire qui lui donnait quelque chose d’aimable et d’attirant. Aussi était-il attaché à son collège, et plus tard, même sur son lit d’agonie, il en parlera d’une façon émue : c’était pour lui un foyer dont le culte s’alliait et grandissait avec celui de la famille.

Sa vie militaire commença quatre mois après la déclaration de guerre, en décembre 1914. Incorporé au 55e d’infanterie, il passa à Pont-Saint-Esprit sa période de formation. Comme pour tant d’autres, elle fut nécessairement rapide. On avait un si grand besoin d’hommes ! Six mois à peine suffirent à en faire un excellent soldat.

Le voilà désormais lancé dans la vie active ou plutôt dans la mêlée ardente des batailles. Versé au 28e régiment, il parcourt successivement les fronts de l’Artois, à Mont-Saint-Éloi, de la Somme et de Verdun : c’est là qu’il reçoit une première blessure, au fort de Douaumont, le 13 avril 1916. Très grièvement atteint, on dut le transporter à l’arrière où il refit rapidement ses forces.

Le petit soldat avait hâte de reprendre son poste de dévouement. Il était de ceux qui, sous une apparence calme, nourrissaient les plus énergiques desseins. Pour la patrie, il fallait tenir ferme jusqu’au bout.

De nouveau saisi par le mouvement des opérations militaires, il est incorporé au 162e régiment d’infanterie et se bat vigoureusement dans l’Aisne, à Berry-au-Bac. Le 14 avril, pour sa belle conduite au front, il mérite, avec la croix de guerre, une citation à l’ordre du régiment : «Au cours de la contre-attaque du 5 avril 1917 au matin, a permis par son courage et son sang-froid la progression dans les boyaux et tranchées de la position conquise par l’ennemi».

Une fois encore, il était envoyé à Verdun, où il retrouvait la même intensité d’action militaire et participait à de terribles combats dans les secteurs de Bezonvaux et du Bois des Caurières. Pendant plus de six semaines, son régiment donna toute la mesure de sa valeur et mérita la fourragère pour sa superbe attitude au feu.

Mais cette gloire se paie cher ; les pertes sont sensibles ; le moment est donc venu d’aller chercher dans l’étape d’un repos si bien mérité une sève nouvelle. Se rajeunir, se refaire, puis recommencer, tel est le programme à remplir. Cette perspective si effrayante pour la nature, ne déconcerte point les braves. Antoine est de ceux-là.

Cependant, la mort devait le saisir au moment où il s’y attendait le moins. Lui qui avait échappé au feu le plus meurtrier est atteint par un éclat d’obus dans la cour même de la caserne de Miribel.

D’urgence on le transporte à l’ambulance de Maujouy. Il ne se croit pas blessé mortellement et avec sa délicatesse habituelle il tient à donner lui-même de ses nouvelles, pour rassurer sa famille. Mais soudain, le mal s’aggrave. L’obus dont il avait été frappé avait été empoisonné et l’infection la plus sérieuse se déclare au bout de quatre jours. Ce qu’il fut alors pendant les dernières heures de cette vie, si douloureusement tranchée, nous le savons exactement par l’infirmière même qui fut appelée à le soigner.

  • «Parmi tous les souvenirs de nos pauvres blessés, écrit-elle, celui de votre cher enfant reste le plus vivant dans ma mémoire. Je n’oublierai jamais son calme dans la souffrance, son sourire même chaque fois que je lui parlais et l’expression de son visage, où se lisait toute sa reconnaissance pour ceux qui le soignaient. Il me disait : "Même avec une jambe en moins, je serai toujours heureux auprès de mes parents" ; et il me racontait cependant combien, étant au collège, il était heureux de gambader avec ses camarades. À ce moment, il pensait rester estropié ; le terrible dénouement, survenu quelques jours plus tard, ne lui avait pas encore traversé l’esprit. Au reste, il ne souffrait pas lorsqu’il ne remuait pas ; ce n’est que les deux derniers jours, lorsque la fièvre a commencé à monter si rapidement, qu’il s’est plaint.
    Dès ce moment, sa résignation fut admirable, et son courage devant la mort, sublime. Il se mit à me parler de vous, de son père, et encore de son collège ; puis comme le soir tombait, il s’inquiétait de ce que M. l’abbé Paulet ne pouvait se rendre assez vite auprès de lui. Il me dit : "Nous avons un petit compte à régler ensemble, il ne faut pas tarder".
    Je les laissais seuls. Lorsque je revins auprès de lui, il semblait tout absorbé par une de ces pensées mystérieuses que nous avons appris à connaître dans les tristes devoirs que nous sommes appelées à remplir ici».

Il reçut les derniers sacrements avec une piété admirable, demanda de l’eau de Lourdes, et prononça ces dernières paroles : "Vive la Sainte Vierge !".

Quelques instants après, son regard se voilà un peu ; dans cette demi-obscurité, perdant petit à petit le sens de la réalité, il prit son infirmière sans doute pour sa mère, lui tendit ses deux bras, et s’éteignit doucement, la tête reposant sur l’épaule de celle qui l’avait entouré d’une sollicitude toute maternelle.

Sa mère, le Collège, Notre-Dame de Lourdes : dans ce triple souvenir, le jeune mourant évoquait ainsi, pour se réconforter, tout ce qu’il avait le plus aimé sur terre. Une mort semblable laisse après elle comme un parfum du ciel. C’est bien l’aube du jour qui se lève, dans les joies de la vraie patrie.

 

 

 

les derniers combats d'Antoine Proriol en septembre 1917, à Verdun

 

JMO 162e, 14 septembre 1917, légendé
extrait du JMO du 162e régiment d'infanterie :
à la date du 14 septembre 1917, on compte 38 blessés et 3 évacués

 

ravin de Helly, ravin des Vignes, légendé
secteur des combats de septembre 1917

 

de la caserne Miribel à Senoncourt
de la blessure à Verdun vers l'ambulance de Senoncourt

 

 

Antoine Proriol a été touché par un éclat d'obus

dans la cour de la caserne Miribel, à Verdun le 14 septembre 1917

 

Verdun, caserne Miribel, 1916
caserne Miribel, à Verdun, bombardée en septembre 1916

 

 

 

Antoine Proriol est mort à l'ambulance 9/2 de Senoncourt (Meuse),

le 23 septembre 1917

 

Senoncourt, grande rue, cavalier
Senoncourt (Meuse)

 

Senoncourt, ferme Maujouy, carte photo
Senoncourt, ferme Maujouy, carte photo

 

Senoncourt, ferme Maujouy, ambulance (1)
Senoncourt, ferme de Maujouy (Meuse), ambulance britannique (source)

 

Senoncourt, ferme Maujouy, ambulance (2)
Senoncourt, ferme de Maujouy (Meuse), ambulance britannique (source)

 

 

 

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mercredi 25 juillet 2018

Nérée RADISSON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Nérée RADISSON

 

 

RADISSON Nérée, fiche MPLF

 

 

 

Nérée Radisson est né le 5 février 1883 à Lyon (Rhône). Il est mort le 9 septembre 1914, sur la route de Rouen au Havre (Seine-Maritime). Il avait trente-et-un ans.

Il est l'un des nombreux enfants d'Auguste Radisson, président de la société Stéarinerie et savornnerie de Lyon.

Il a effectué son service militaire de novembre 1904 à septembre 1905, au 3e régiment de Zouaves, cantonné à Sathonay (Rhône).

Il s'est marié avec Clara Goutard, le 2 octobre 1909, à Lyon (2e arr.). Deux enfants.

Il est enterré à Lyon.

  • Nérée Radisson avait un frère, également mort pour la France : Victor Radisson

 

 

Auguste Radisson, le père de Nérée

 

Auguste Radisson, notice bio
source : Qui êtes-vous ? Annuaire des contemporains,
notices biographiques
, Paris, 1924

 

Société de Stéarinerie et savonnerie de Lyon
société anonyme de Stéarinerie et savonnerie de Lyon,
signature : Auguste Radisson

 

 

 

fiche matricule de Nérée Radisson

 

Nérée Radisson, fiche matricule (1)

Nérée Radisson, fiche matricule (2)

Nérée Radisson, fiche matricule (3)
fiche matricule de Nérée Radisson, né le 5 février 1883

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Nérée Radisson
de Lyon
Extrait du Mémorial de la Guerre

Nérée Radisson, né le 5 février 1883, était le fils aîné de onze enfants. Il avait servi dans les zouaves ; mais un récent accident le condamnant à rester à l’arrière, il sollicita de partir à l’avant comme conducteur d’automobiles. Il fut affecté à ce poste à l’état-major du général d’Amade, et partit les premiers jours d’août, avec le plus bel enthousiasme.

Toujours prêt à remplir les missions difficiles et dangereuses, il les sollicitait et manifestait, avec un optimisme sans défaillance, une noble et patriotique ardeur.

Le 8 septembre 1914, il fut victime d’un terrible accident d’automobile et brûlé vif dans la voiture renversée. Au milieu de ses affreuses souffrances, prolongés vingt-quatre heures, il montra le plus admirable courage, fit joyeusement le sacrifice de sa vie pour la France et mourut en donnant à tous le plus bel exemple de patriotisme et de résignation. Il laisse une veuve et deux enfants.

Une de ses dernières paroles est celle qu’il adressait à la Sœur chargée de l’assister et qui voulait le soulager avec des piqûres de morphine : «Oh ! ma Sœur, cela n’en vaut pas la peine ; laissez-moi souffrir, c’est autant de moins que j’aurai à souffrir au purgatoire !».

 

 

Nérée Radisson a fait son service militaire à Sathonay (Rhône),

au 3e Zouaves, 1904-1905

 

Sathonay, zouaves, tambours et clairons
camp de Sathonay, zouaves, musique

 

Sathonay, le poste, 3e zouaves
camp de Sathonay, zouaves, le poste

 

Sathonay, zouaves au repos
camp de Sathonay, zouaves au repos

 

Sathonay, allée des cuisines
camp de Sathonay, allée des cuisines

 

Sathonay, zouaves aux agrès
camp de Sathonay, zouaves aux agrès

 

Sathonay, zouaves, départ à l'exercice
camp de Sathonay, départ des zouaves à l'exercice

 

Sathonay, zouaves, le repos
camp de Sathonay, zouaves au repos

 

Sathonay, groupe de zouaves
camp de Sathonay, groupe de zouaves

 

 

 

Nérée Radisson a servi comme conducteur automobile, août-sept. 1914

 

conducteurs d'automobile
conducteurs d'automobile, pendant la guerre

 

conducteur d'automobile
conducteur d'automobile, pendant la guerre

 

conducteur d'automobile, carte écrite de Weiler (Alsace)
conducteur d'automobile, carte écrite de Weiler (Alsace)

 

 

 

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mardi 24 juillet 2018

Victor RADISSON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

Victor Radisson, portrait fond vert

 

 

Victor RADISSON

 

 

RADISSON Victor, fiche MPLF

 

 

Victor Radisson est né le 10 mars 1885 à Lyon (Rhône). Il est mort le 5 novembre 1914 à Poperinghe (Belgique). Il avait vingt-neuf ans.

Il était officier de carrière, sorti de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1907. Lieutenant, d'abord dans l'infanterie puis dans l'artillerie. Il est devenu ensuite pilote d'avion, obtient son brevet de pilote militaire n° 149 le 9 août 1912 (source) puis est détaché dans cette arme en septembre 1912.

En 1913, il se trouve au centre d'aviation militaire de Maubeuge (Nord). Il vole sur un monoplan Deperdussin à moteur Gnôme. (source)

En 1914, il est affecté à la toute nouvelle escadrille MS-26.

  • «Créée sur le terrain de Saint-Cyr, le 26 août 1914, l'escadrille reçoit une dotation initiale de 4 avions Morane-Saulnier type L et prend l'appellation de MS 26. Elle est placée sous les ordres du capitaine Robert Jannerod, un aviateur de grande expérience qui s'est illustré au Maroc.
    Retraitant avec l'armée française, elle s'installe sur le terrain de Saint-Souplet et prend part à la bataille de la Marne avec la 6e armée.
    Du 21 septembre au 1er octobre 1914, l'escadrille détache 2 avions, 2 officiers pilotes et 9 mécaniciens à Anvers. La ville étant assiégée par les troupes allemandes, ces éléments avancés étaient beaucoup trop exposés. Au bout de quelques jours, les avions et les hommes font mouvement sur Breteuil. Le 12 octobre 1914, la MS 26 fait mouvement sur Ostende, puis le 17 octobre sur Dunkerque et finalement sur Saint-Pol-sur-Mer, le 19 octobre.
    Le 6 novembre 1914, l'escadrille MS 26 passe sous le commandement de la 8e armée». (source)

Victor Radisson fait partie du détachement envoyé à Anvers le 21 septembre 1914.

Il meurt à l'hôpital de Poperinghe (Flandre occidentale, Belgique).

  • Citation à l'ordre de l'armée : «Au cours de la campagne, a exécuté de nombreux vols sur l'ennemi et rendu des services précieux. A été décoré pour faits de guerre le jour-même où il a trouvé la mort en essayant de remplir sur un appareil très fatigué la mission qui lui avait été confiée. Avait effectué sur les lignes ennemies une reconnaissance au cours de laquelle son avion avait été touché par les balles ennemies». (7 novembre 1914)
  • Légion d'honneur : «Blessé au combat et décédé de ses blessures à Poperinghe, le 6 novembre 1914. Neuf ans de service, trois campagnes. Services exceptionnels rendus au cours d'une reconnaissance aérienne exécutée le 30 septembre 1914, malgré un temps particulièrement défavorable».
  • Décoration belge : «Pour reconnaître la bravoure et le sang-froid dont il a fait preuve en prenant l'air contre la pluie et la bourrasque, pour une reconnaissance importante, le 29 septembre dernier, à Anvers, et cela malgré l'échec de plusieurs autres tentatives de départ et en accomplissant sa mission en dépit de tous les obstacles».

 

  • Victor Radisson avait un frère, également mort pour la France : Nérée Radisson.

 

 

fiche matricule de Victor Radisson

 

Victor Radisson, fiche matricule (1)

Victor Radisson, fiche matricule (é)
fiche matricule de Victor Radisson, né le 10 mars 1885

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Victor-Marie Radisson
de Lyon

Né le 4 mars 1885, à Lyon, Victor-Marie-Joseph Radisson résolut dès l’enfance, d’entrer dans la carrière militaire. Reçu à Saint-Cyr en 1905, il entra dans l’aviation en 1910. Il fit la campagne du Maroc et l’expédition de Taza en 1913. Lorsque la guerre éclata, il demanda tout de suite à rentrer en France, brûlant toutes les étapes pour entrer plus vite dans l’action.

Toute son activité intelligente, toute sa bravoure, superbe de sang-froid et d’audace, il les dépensa sans compter pendant ces trois premiers mois de la guerre qui le placèrent au rang des héros et, si vite, le conduisirent à la mort glorieuse.

Chargé de missions spéciales, confidentielles et dangereuses, cité deux fois à l’ordre de l’armée, décoré de la Légion d’honneur, de l’ordre de Léopold et de la Croix de guerre, le lieutenant Radisson fut tué à Poperinghe (Belgique), au cours d’une de ces reconnaissances périlleuses exécutées sur le front ennemi, malgré la tempête dont il fut victime.

Tous ceux qui l’ont vu à l’œuvre, chefs et subalternes, sont unanimes à admirer son exceptionnelle bravoure, son sang-froid remarquable et sa modestie qui était celle des héros.

Son plus intime ami (tué aussi !) écrivait à sa famille au moment de sa mort :

  • «Je revis par ses lettres les étapes de sa vie d’officier si noblement remplies et dont vous pouvez être si noblement fiers. Elles restent le témoignage d’une amitié de choix qui m’a permis de connaître son âme ; et je l’ai aimé et je l’aime avec tant de douloureuse ardeur parce que je n’ai jamais trouvé en lui que des idées à estimer, des efforts à admirer, des sentiments nobles et généreux, reflets de son âme claire et loyale».

Lui-même écrivait à ses parents, dans une lettre d’adieu confiée à un ami : «Je meurs heureux, ne me pleurez pas ! Souvenez-vous que je suis tombé au service de la France et que cela a été de tout temps mon plus cher espoir».

Cet adieu si noble, si simple, résume sa vi, ses aspirations, son but suprême atteint si vite. Il est tombé en plein vol et n’a connu de la vie que les hauteurs. Tous ceux qui l’ont connu ne pourront oublier sa belle silhouette d’officier français.

 

 

 

 Victor Radisson a servi comme lieutenant au 133e R.I.

 

Belley, caserne du 133e (1)
Belley (Ain), caserne du 133e régiment d'infanterie

 

 

 

 Victor Radisson a volé sur le monoplan Deperdussin à moteur Gnôme

 

monoplan Deperdussin, moteur Gnôme
un monoplan Deperdussin moteur Gnôme

 

 

le lieutenant Victor Radisson et son appareil

 

le lieutenant Radisson et son appareil
carte postale : le lieutenant Radisson et son appareil, Maubeuge

 

un départ du lieutenant Radisson
un départ du lieutenant Victor Radisson

 

le lieutenant Radisson et son Deperdussin
le lieutenant Victor Radisson et son Deperdussin "Vaillance"

 

rapport capitaine Varaigne
rapport du capitaine Varaigne commandant le détachement français d'aviation à Anvers

 

rapport 20 sept 1914 (1)

rapport 20 sept 1914 (2)
rapport sur la mission du 29 septembre 1914
(le rapport a ét éremis le 30 et non le 20 septembre comme écrit en titre)

 

citation à l'ordre de l'armée
citation à l'ordre de l'armée

 

 

 

 

Victor Radisson meurt à l'hôpital de Poperinghe

 

Poperinghe, l'hôpital, daté 1915
Poperinghe (Flandre occidentale, Belgique), l'hôpital

 

 

 

Victor Radisson, décoré de l'ordre de Léopold

 

La Métropole (Anvers-Londres), 12 novembre 1914
La Métropole d'Anvers, paraissant provisoirement à Londes, 12 novembre 1914

 

 

 

 

 

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lundi 23 juillet 2018

Pierre RIGAUD

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Pierre RIGAUD

 

 

RIGAUD Pierre, fiche MPLF

 

 

 

Pierre Rigaud est né le 1er juillet 1884 à Rive-de-Gier (Loire). Il est mort le 1er juillet 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Il avait tout juste trente-et-un ans.

Il a effectué son service militaire d'octobre 1906 à septembre 1907.

En 1914, il est rappelé au 42e régiment d'infanterie, puis passe au 17e régiment d'infanterie le 3 février 1915 et enfin au 57e bataillon de Chasseurs alpins le 24 mars 1915 (9e compagnie).

En juillet 1915, son régiment est dans le Pas-de-Calais, au secteur de Carency et des quatre boqueteaux du Cabaret Rouge, au nord d'Arras, à côté de Souchez.

 

 

 

fiche matricule de Pierre Rigaud

 

Pierre Rigaud, fiche matricule (1)

Pierre Rigaud, fiche matricule (2)

Pierre Rigaud, fiche matricule (3)
fiche matricule de Pierre Rigaud, né le 1er juillet 1884

 

 

 

le 57e bataillon de Chasseurs en juin-juillet 1915

 

entre Carency et Souchez, légendé
Pierre Rigaud se trouvait entre Carency et Souchez en juin 1915

 

secteur 77e DI, 26 juin 1915, légendé
secteur de la 77e D.I. (à laquelle appartient le 57e BCA), le 26 juin 1915

 

JMO 57e BCA, secteur Cabaret rouge
JMO du 57e bataillon de Chasseurs, croquis de situation entre le 28 juin et le 1er juillet 1915,
période qui a vu la mort de Pierre Rigaud

 

deuxième bataille d'Artois, juin 1915
localisation du Cabaret Rouge, juin 1915

 

position 204eRI 21 juin 1915
croquis de situation du 204e régiment, juin 1915 (source)

 

 

 

 

Pierre Rigaud est mort à Souchez (Pas-de-Calais),

dans les tranchées autour du bois de Carency ou du Cabaret Rouge

 

route de Carency à Souchez, 1915
la route de Carency à Souchez (Pas-de-Calais), 1915

 

mont de Lorette et environs
carte allemande : le mont de Lorette et les environs

 

route de Carency à Souchez après entrée de nos troupes
route de Carency à Souchez, 1915

 

Bois de Carency, 22 mai 1915 (1)
Bois de Carency, 22 mai 1915 (source)

 

Bois de Carency, 22 mai 1915 (2)
Bois de Carency, 22 mai 1915 (source)

 

Cabaret Rouge, août 1915
Cabaret Rouge, août 1915 (source)

 

Cabaret Rouge, cadavres allemands, sept 1915 (1)
Cabaret Rouge, cadavres allemands, septembre 1915 (source)

 

Cabaret Rouge, cadavres allemands, sept 1915 (2)
Cabaret Rouge, cadavres allemands, septembre 1915 (source)

 

 

 

 

la mort de Pierre Rigaud, dans le J.M.O. du 57e régiment de Chasseurs

 

JMO 57e BCA, 1er juillet 1915 (légendé 1)

JMO 57e BCA, 1er juillet 1915 (légendé 2)
extrait du J.M.O. du 57e bataillon de Chasseurs alpins, en date du 2 juillet 1915 ;
Pierre Rigaud est orthographié "Rigault"

 

 

 

le Cabaret Rouge, après la guerre

 

Cabaret rouge après guerre (1)
le Cabaret Rouge après la guerre, situé à proximité du cimetière britannique

 

Cabaret rouge après guerre (2)
le Cabaret Rouge après la guerre, situé à proximité du cimetière britannique

 

 

 

 

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dimanche 22 juillet 2018

Louis RIGOT

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Louis RIGOT

 

 

RIGOT Louis, fiche MPLF

 

Louis Rigot est né, à Lyon, le 3 juin 1893. Il est mort au cours de la bataille du Linge ( 20 juillet au 16 octobre 1915), le 18 août. Le Linge est un massif montagneux du sud des Vosges dont le sommet (Lingekopf) culmine à 983 m, dans le département du Haut-Rhin.

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Louis Rigot appartenait à une excellente famille lyonnaise. Aussi les sentiments les plus généreux, puisés au foyer paternel et entretenus avec une sollicitude pleine de tact, lui ont toujours permis de tempérer les saillies d’une nature qui n’était point faite pour le repos et la modération.

Il réalisait bien une partie du portrait tracé par Bossuet sur le caractère du jeune homme. Les paroles du grand orateur sont dans toutes les mémoires. Quand il parle comme on le sait, du sang «chaud et bouillant» des jeunes, il indique qu’il y a là des ressources pleines de richesses, et cette psychologie de l’éducation trouvera dans tous les siècles de frappantes applications. Louis Rigot appartenait à cette galerie des caractères, prompts à vibrer !

Aussi n’est point surpris de le trouver dans le 11e bataillon de chasseurs alpins.

Glorieux bataillon ! Il fut depuis le début des hostilités de toutes les affaires périlleuses. Les diables bleus méritaient justement leur réputation, et le caporal Rigot n’était pas en retard sur ses compagnons d’armes pour se montrer ardent à l’assaut, indifférent au danger et fier de la gloire collective de son bataillon. Il passait indemne au milieu des balles, revenait sans blessures, et se trouvait prêt à recommencer.

Mais peut-on recommencer longtemps et toujours dans une guerre où les moyens de destruction se multiplient à mesure que les mois s’écoulent ? Le jour allait venir où le charme devait être rompu.

Le 19 août 1915, le 11e bataillon faisait l’attaque d’une tranchée ennemie. L’attaque avait parfaitement réussi. Après un sérieux bombardement, les chasseurs s’étaient lancés à l’assaut. Sans coup férir la tranchée avait été prise. On était content. Mais là se trouvaient encore quelques soldats allemands dont la plupart se rendirent. Pourtant, l’un d’eux eut le temps de viser le caporal Rigot et le pauvre chasseur tomba mortellement frappé à la poitrine : un coup de riposte, tiré par un camarade, abattit de suite le meurtrier allemand.

Malheureusement, quelques instants après, il fallut abandonner la tranchée conquise ; car l’artillerie ennemie fauchait les rangs des Français. Dans ces conditions, il fut impossible de relever les blessés et les morts ; les cadavres restèrent entre les mains de l’ennemi, et le corps du caporal Rigot ne fut point retrouvé.

L’assaut lui avait donc été fatal ; sa première blessure était mortelle ; mais Louis qui ne connaissait guère les règles de la prudence militaire, pratiquait mieux celles de la prudence chrétienne. Avant de monter à l’assaut, il demanda à son aumônier de prier pour lui, et c’est avec cette assistance sacerdotale qu’il s’est présenté bien prêt pour le dernier jugement. Il ne savait pas ce que c’est que rougir de sa foi devant ses hommes. C’est en chevalier sans peur qu’il a dû paraître au tribunal de Dieu, le Juste rémunérateur du courage chrétien.

 

les lieux où Louis Rigot a trouvé la mort

 

Lingekopf (1)
massif du Linge

 

Lingekopf (3)
tombes allemandes sur le Linge

 

Lingekopf (2)
le Linge après guerre

 

Lingekopf (4)
le Linge après guerre

 

 

 

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