les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

Henri Nové-Josserand, photo

 

 

Henri NOVÉ-JOSSERAND

 

 

NOVÉ-JOSSERAND Henri, fiche MPLF

 

 

Henri Nové-Josserand est né le 17 juin 1895 à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône). Il est mort le 18 septembre 1915 dans les tranchées de Neuville (Marne) sur le territoire de la commune de Cormicy et à côté de Berry-au-Bac qui se trouve dans l'Aisne. Il avait vingt ans.

Avant la mobilisation, il était élève à l'École Centrale de Lyon.

Henri Nové-Josserand était artilleur, affecté à la 105e batterie de 58 (mortier léger de tranchée) du 56e régiment d'Artillerie de campagne.

Selon son acte de décès, il a été inhumé au cimetière civil de Vaux-Varenne (Marne) ; mais s'il y avait bien une ambulance à Vaux-Varennes on n'y trouve pas de cimetière...

 

 

 

fiche matricule d'Henri Nové-Josserand

 

Henri Nové-Josserand, fiche matricule (1)

Henri Nové-Josserand, fiche matricule (2)
fiche matricule d'Henri Nové-Josserand, né le 17 juin 1895



 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Henri de Nové-Josserand
de Lyon

Henri Nové-Josserand avait puisé à son foyer l’amour, l’estime des vertus militaires. Ce tout jeune soldat n’eut qu’à écouter au-dedans de lui-même la voix du sang, à profiter des leçons de l’exemple, pour devenir bien vite un véritable chef.

Au collège, nous aimions à le voir entraîner ses camarades dans le jeu : dès lors aussi il fut l’âme du patronage, auquel il se dévouait joyeusement. Au milieu de ses hommes, brigadier et maréchal des logis, sur le grand théâtre de la guerre, il fut aussi entraîneur d’hommes, il conserva le même ascendant. Sa bonne humeur, la sûreté de son coup d’œil, sa décision dans le commandement, surtout sa promptitude à donner l’exemple, lui livrèrent sans réserve la confiance de sa petite troupe. Les soldats nous disent qu’ils l’auraient suivi partout : c’est la marque du véritable chef. Aimable et bon, il était apprécié de tous : il avait noué avec quelques-uns des amitiés fidèles qui survivent à la mort.

Henri Nové-Josserand était élève de l’École Centrale de Lyon et venait d’y achever sa première année en août 1914. D’abord infirmier volontaire à l’hôpital de Saint-Louis à la Croix-Rousse, il partit à l’appel de sa classe le 25 décembre 1914, au 1er régiment d’artillerie de montagne, et dès le 14 avril rejoignit, avec un groupe de volontaires, son régiment en Alsace.

Quels sont ses sentiments alors, nous le savons par lui-même :

  • «C’est d’Alsace que je vous écris (25 avril 1915), de ce pays où l’idée de patrie se comprend mieux que partout ailleurs… Croyez qu’on est fier d’occuper un e parcelle de ce territoire, qu’une séparation de quarante ans, loin de nous faire oublier, nous avait appris à aimer. La guerre est un bien un peu pénible quand on manque d’entraînement, mais je vous assure que la satisfaction morale fait passer sur beaucoup de peines physiques».

Dès le 6 juin, il est nommé brigadier, versé dans une batterie de bombardiers. Sa belle conduite lui valut bientôt les galons de maréchal des logis, dès la fin juin.

Son lieutenant écrit de lui : «J’ai dans ma section un homme comme je n’en avais jamais vu : dévoué, bon, discipliné, excellent moral et d’un courage insensé».

Cité à l’ordre du jour le 28 août et décoré séance tenante, il suit bientôt sa batterie en Champagne, où il est proposé pour le grade de sous-lieutenant. Le 18 septembre, monté en première ligne, malgré les exhortations de son lieutenant qui le voyait trop fatigué, il est tué net à Berry-au-Bac, par un éclat de bombe à fusil, «face à l’ennemi, en bon Français et en bon chrétien», comme le dit une lettre de ses camarades.

Pour lui aussi le courage était puisé à la source surnaturelle. Son aumônier, le père Chaine, mort glorieusement depuis, écrit de lui : «Je garderai toujours la mémoire des messes qu’il m’a servies dans le bois de S… et des communions que je lui ai données dans sa petit cagna. Il était si prêt à paraître devant Dieu, qu’il est, bien sûrement, un protecteur de plus pour les siens».

 

 

Henri Nové-Josserand est mort à La Neuville, commune de Cormicy

 

le front passant par La Neuville, carte
La Neuville, hameau à l'est de Cormicy, front en février 1915 (source)

 

Cormicy, tranchées au premier plan
les tranchées à Cormicy, secteur de Sapigneul

 

boyaux conduisant aux tranchées de La Neuville
boyaux conduisant aux tranchées de La Neuville (source)

 

le canal en arrière des tranchées de Sapigneul et de La Neuville
le canal en arrière des tranchées de Sapigneul et de La Neuville (source)

 

tranchées de Sapigneul et de La Neuville et champ de bataille
tranchées de Sapigneul et de La Neuville et champ de bataille (source)

 

 

 

La Neuville était à proximité de Berry-au-Bac

 

Berry-au-Bac, vue générale
Berry-au-Bac se trouve dans l'Aisne, mais en frontière de la Marne

 

 

 

...dans l'Illustration

 

deux frères Nové-Josserand, l'Illustration
les deux frères Nové-Josseand, hors-série de l'Illustration

 

 

 

acte de décès d'Henri Josserand

 

acte décès Henri Nové-Josserand (1)

acte décès Henri Nové-Josserand (2)
acte de décès d'Henri Nové-Josserand



 

Henri Nové-Josserand sur la plaque de l'église de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or

 

plaque église Saint-Cyr-au-Mont-d'Or
(source)

 

 

 

 

- retour à l'accueil