mercredi 31 octobre 2018

Paul BERNARD

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Paul BERNARD

 

 

 

BERNARD Paul, fiche MPLF

 

Paul Bernard est né le 11 juin 1874 à Beauvais (Oise). Il est mort le 20 août 1914 à Dieuze (Moselle, Lorraine).

Il était militaire de carrière depuis octobre 1894, avec le grade de capitaine depuis mars 1911. Sa mort est évoquée au tout début de l'Historique du 112e régiment d'Infanterie.

Paul Bernard s'est engagé à Dijon, le 24 octobre 1894, pour trois ans, à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (formation des officiers). Il a été promu sous-lieutenant au 134e RI en septembre 1896, puis lieutenant en octobre 1898. En février 1899, il passe au 27e RI.

Il a effectué des campagnes en Tunisie, de mai à octobre 1899 ; et en Algérie, de décembre 1900 à juin 1901 ; en Algérie et Tunisie de novembre 1901 à mai 1902.

Paul Bernard est promu capitaine au 103 RI en mars 1911. Puis passe au 94e RI, puis au 3e RI, et enfin au 112e RI le 8 avril 1914.

Il est inhumé à Dieuze ou dans les environs, selon sa fiche matricule.

 

 

fiche matricule de Paul Bernard

 

BERNARD Paul, fiche matricule (1)

BERNARD Paul, fiche matricule (2)

BERNARD Paul, fiche matricule (3)
fiche matricule de Paul Bernard, né le 11 juin 1874

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Paul Bernard
de Beauvais

Né à Beauvais, le 11 juin 1874, Paul Bernard a quitté l’Institution Sainte-Marie, en juillet 1891, après avoir obtenu le diplôme de bachelier ès lettres. Il couronnait ainsi une période scolaire, pendant laquelle il avait toujours été un élève appliqué, intelligent, d’un excellent esprit, et sympathique à tous ses maîtres et à tous ses condisciples.

Reçu en 1894 à l’École militaire de Saint-Cyr, il était capitaine au 112é régiment d’infanterie, en garnison à Toulon, lorsque la guerre éclata.

Le 3 août 1914, il quittait sa femme et ses cinq jeunes enfants, dans les sentiments du plus ardent patriotisme. La France l’appelait ; à cet appel il répondait avec l’entrain de l’officier, heureux de se dévouer pour la cause du droit et de la justice.

Hélas ! trois semaines ne s’étaient pas écoulées qu’il succombait en héros, sacrifiant volontairement sa vie à la conception la plus élevée du devoir militaire.

Le 20 août, au matin, en Lorraine, sa compagnie protégeait la retraite des troupes françaises, forcées de se replier de Biedestrost (1) vers Dieuze, lorsqu’il tomba la jambe fracassée par une balle.

Il aurait été certainement sauvé s’il avait consenti à se laisser emporter en arrière de la ligne de feu ; mais il déclara avec la plus grande énergie qu’il ne voulait pas que, dans son intérêt, un seul de ses soldats fût, en un pareil moment, éloigné du champ de bataille ; et, résistant à toutes les instances, il intima l’ordre formel à ceux qui l’entouraient de l’abandonner pour ne songer qu’à leur devoir de combattants. Puis, pour les exciter par son exemple, il ramassa un fusil et, couché sur le sol, il se mit à tirer sur l’ennemi qui s’avançait. Quelques minutes après, sa compagnie débordée par les Allemands, devait reculer en le laissant sur le terrain où son corps était retrouvé plus tard, couvert de blessures et pieusement enseveli par les habitants de Vorgaville.

Quelques jours après sa mort, il était cité à l’ordre du régiment, dans les termes suivants :

  • «Grièvement blessé, le matin du 20 août 1914, a répondu aux sous-officiers qui voulaient le transporter à l’arrière pour ne pas le laisser aux mains de l’ennemi : Laissez-moi. Il n’y a pas trop de monde sur la ligne de feu. Excellent officier qui avait fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand dévouement».

Le colonel se fit un devoir de transmettre à sa famille l’hommage de tous les officiers : «Il a été, écrivait-il, toujours et jusqu’au dernier moment le serviteur sans peur et sans reproche».

On aime à lire de telles paroles. Elles consacrent si justement la mémoire de notre cher ancien !

1 - Il s’agit du village de Biedesdorf.

 

 

 

 

le capitaine Paul Bernard appartenait au 112e régiment d'Infanterie

 

Historique 112e RI, couv

 

 

 

Paul Bernard a combattu à Dieuze et Biedesdorf, les 19 et 20 août 1914

 

Dieuze, Duss
Dieuze (Duss, en allemand) était en territoire germanique avant 1914

 

Dieuze, sous occupation allemande
Dieuze, sous occupation allemande : le 112e RI y entre le 19 août 1914

 

Biedesdorff, clocher détruit combat 19 août 1914
l'église de Biedesdorf dévastée par les combats du 19 août 1914

 

 

le capitaine Paul Bernard est mort au combat de Dieuze (Moselle)

 

Historique 112e RI, première page

Historique 112e RI, transcription
Historique du 112e RI, première page

 

 

 

Paul Bernard est enterré à Dieuze (Moselle) 

 

Dieuze, cimetière militaire
Dieuze (Moselle), cimetière militaire

 

 

la mort du capitaine Paul Bernard est mentionnée dans Le Gaulois

 

Le Gaulois, 18 janvier 1915
Le Gaulois, 18 janvier 1915 (4e alinéa en partant du bas, colonne centrale)

 

 

 

 

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mardi 30 octobre 2018

Raymond BLANC

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Raymond BLANC

 

 

BLANC Raymond, fiche MPLF

 

Raymond Blanc est né le 25 juillet 1892 à Igornay (Saône-et-Loire). Il est mort le 25 août 1914 à Baccarat (Meurthe-et-Moselle).

Il a été incorporé en octobre 1913 (service militaire), puis a effecté quelques jours intenses de guerre avant de trouver la mort au combat.

 

 

fiche matricule de Raymond Blanc

 

BLANC Raymond, fiche matricule
fiche matricule de Raymond Blanc, né le 25 juillet 1892

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Raymond Blanc
de Saint-Étienne

Les victimes tombées au début de la guerre, dans cette période si meurtrière des mois d’août et de septembre, nous apparaissent avec une auréole de vaillance toute juvénile. On allait au combat, à la mort, avec une fougue si patriotique ! Pouvait-on croire que les sacrifices de la première heure n’obtiendraient pas de suite leur récompense, la victoire rêvée ?

Il avait tout cet élan, toute cette fougue, toute cette confiance, le jeune Raymond Blanc, de Saint-Étienne. La guerre lui était apparue comme l’étape libératrice de la France. Il y avait des deuils à subir ; mais la gloire, mais le relèvement était au bout. Pour une âme chevaleresque, la perspective devenait attirante. Aucune pensée ne pouvait l’en distraire : le moment était venu de se donner de toute son âme.

C’est ainsi qu’il se donna à son devoir de fantassin, lui fortement épris d’idéal ! Depuis qu’il était arrivé à l’âge d’homme, il avait fait comprendre qu’il serait un enthousiaste des grandes causes. Qui donc aurait eu la pensée de l’en blâmer. Cette promptitude à saisir les apparitions de la vraie beauté le rendait aisément sympathique, et sa mort fut accueillie, parmi ses nombreux amis, avec les plus amers regrets !

Il mourut si vite en effet. Le 12 août, il écrivait :

  • «Mes amis et moi, nous acceptons avec entrain, avec plaisir, avec orgueil, le devoir qui nous est tracé, heureux et fiers de nous trouver en première ligne de feu. Le 38e n’a pas vu 1870, il verra la Revanche. Puisque nous avons le bonheur de vivre dans la plus belle des nations, à nous de la défendre et de mourir pour Elle. Vive la France !»

Le 15 août, même ton d’enthousiasme :

  • «Hier soir, au soleil couchant, nous avons salué les premiers obus allemands. Ils sont passés au-dessus de nos têtes et se sont écrasés à quelques mètres de nous. La lutte est acharnée. Toujours très heureux, baptisé et plein de confiance, je me mets entre les mains de la Vierge de Lourdes qui fera de moi ce qu’Elle voudra. Que la volonté de Dieu soit faite. Vive Dieu et la France !»

Dix jours plus tard, la correspondance était interrompue. Ce n’était plus lui qui s’adressait à sa famille : «Le 25 août, écrit son chef de section, je l’ai vu au matin de cette meurtrière journée, s’élancer sur l’ennemi, baïonnette en avant. Il avait enroulé autour du poignet, son chapelet de Lourdes qu’il ne quittait jamais…» Hélas ! il n’est point revenu !

Mais vraiment, pouvait-on espérer qu’il reviendrait de cette guerre, lui qui aimait la marche en avant, à front découvert, lui qui mettait son honneur, très simplement, en toute conviction, à donner l’exemple du courage, lui qui identifiait le devoir avec le don de soi-même pour son pays et pour ses compagnons d’armes ?

Au collège, on le choisit un jour pour donner à ses jeunes auditeurs dans un drame cornélien la vivante image du héros, sans peur ni reproche ! Cette vision revient d’elle-même à la mémoire de celui qui trace cette esquisse morale. Sans peur et sans reproche ! Cette devise résume la vie, hélas ! trop courte, de notre cher ancien, mort à Baccarat, à l’âge de 22 ans.

 

 

récit tiré de l'Historique du 38e RI, actions d'août 1914

 

Historique 38e RI, couv

Débarqué aux environs d’Epinal, le 38e est jeté presque de suite dans la lutte. Le 14 août, il se heurte dans le village d’Ancervillers à une position solidement défendue. C’est le premier contact avec l’ennemi ; à peine discerne-t-on chez quelques-uns un peu d’émotion et dès ce jour même, le Régiment montre par son exemple ce que peut une troupe fortement trempée. Sous un feu meurtrier qui lui cause des pertes énormes (1) le 1er bataillon sous les ordres du commandant Prunier blessé au cours de l’action, se déploie dans un ordre impressionnant, comme à la manœuvre. Ancervillers est à nous et le lendemain, les 5e et 6e compagnies s’emparent d’un convoi automobile composé de vingt voitures et constituant le ravitaillement d’une division allemande.

La marche en avant est poursuivie résolument : talonnant les arrière-gardes ennemies, nos éléments franchissent la frontière et atteignent successivement Lorquin, Bertrambois et la Forêt de Hesse.

Mais nos troupes ont été attirées dans un guet-apens. L’ennemi a préparé dans la région de Sarrebourg une formidable organisation défensive contre laquelle nos corps d’armées viennent se buter. Au village de Bruderdorff, le régiment rencontre une résistance violente de la part d’un adversaire qui, protégé par des tranchées, l’accable de ses feux. Au même moment, notre 15e corps subissait devant Morhange un sérieux insuccès et le 21 août, un ordre de retraite général était donné.

Tenant tête énergiquement à la poussée ennemie, le 38e se replie sur Baccarat où il a à subir, le 24 et le 25 de durs combats. Le 25 notamment, chargées par le général d’Infreville, qui commande le Division, d’appuyer le 86e qui vient d’être durement éprouvé, nos unités s’élancent dans un élan irrésistible à la baïonnette et rétablissent intégralement la situation.

 

 

Raymond Blanc est mort le 25 août 1914 à Baccarat

 

Baccarat, l'église après le 25 août 1914
Baccarat, après le 25 août 1914

 

 

 

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lundi 29 octobre 2018

Louis BLANCHON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Louis BLANCHON

 

 

BLANCHON Louis, fiche MPLF

 

Louis Blanchon est né le 21 juillet 1887 à Lyon. Il est mort le 13 mars 1917 à l'ambulance alpine de Gorica-le-Haut, en Albanie.

Il s'était marié le 24 janvier 1911, à Cannes, avec Marie Gabrielle Jeanne Roche. Ils ont eu un enfant : Maurice Blanchon (1915-1987).

Louis Blanchon a connu une carrière militaire un peu chaotique. Il fut incorporé au 2e régiment d’Artillerie en octobre 1909, puis passe un mois plus tard dans le service auxiliaire à la suite d’une commission de réforme qui le maintient cependant dans son unité. En mars 1910, il passe au 1er régiment d’Artillerie de montagne jusqu’en septembre 1911.

En novembre 1914, il est affecté à la 14e section d’infirmiers, puis à la 7e section d’infirmiers en octobre 1916. Le 21 novembre de la même année, il passe au 210e régiment d’Infanterie. Et meurt quatre mois plus tard.

C'est en Albanie qu'il est mortellement blessé, au cours de la bataille du lac Prespa le 12 mars 1917, comme le mentionne le JMO (Journal de marches et d'opérations) de son régiment. Il meurt deux jours plus tard à l'ambulance de Gorica-le-Haut (canton de Berat).

 

 

acte de mariage de Louis Blanchon

 

acte mariage Louis Blanchon, 13 mars 1911
acte de mariage de Louis Blanchon, 23 janvier 1911

 

 

 

 

fiche matricule de Louis Blanchon

 

Louis Blanchon, fiche matricule (1)

Louis Blanchon, fiche matricule (2)
fiche matricule de Louis Blanchon, né l 21 juillet 1887

 

 

 

Louis Blanchon est blessé le 12 mars 1917, autour du lac Prespa

 

Diapositive1

 

Blanchon sur liste blessés 12 mars 1917
JMO du 210e RI, blessés du 12 mars 1917 (extrait de la liste)

 

lac Prespa, Albanaises
Albanaises autour du lac Prespa (Albanie)

 

lac Prespa
lac Prespa (Albanie), de nos jours

 

 

 

Louis Blanchon est mort à Gorica (Albanie)

 

Gorica (Albanie) sur la carte
localité de Gorica (canton de Berat, Albanie) pointée sur une carte actuelle

 

 

 

 

 

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dimanche 28 octobre 2018

Jean BOIRON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Jean BOIRON

 

 

BOIRON Jean, fiche MPLF

 

Jean Boiron est né le 10 décembre 1895 à Saint-Chamond. Il est mort le 16 janvier 1915 au Bois Carré, à La Noulette (Pas-de-Calais). Il avait tout juste 19 ans.

 

 

acte de naissance de Jean Boiron

 

acte naissance Jean Boiron
acte de naissance de Jean Boiron, 10 décembre 1895

 

 

 

fiche matricule de Jean Boiron

 

Jean Boiron, fiche matricule
fiche matricule de Jean Boiron, né le 10 décembre 1895

 

 

 

Jean Boiron est mort dans le combat du Bois Carré, La Noulette (Pas-de-Calais)

 

Diapositive1
source du fond de carte

 

le Bois Carré, juillet 1915
le Bois Carré, au sud-est de La Noulette (Pas-de-Calais)

 

Aix-Noulette, village détruit
la commune de La Noulette, ravagée par la guerre

 

La Noulette, tranchée de première ligne
tranchée de première ligne à La Noulette

 

 

 

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samedi 27 octobre 2018

Dominique LA BONNARDIÈRE

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Dominique LA BONNARDIÈRE

 

 

LA BONNARDIÈRE Dominique, fiche MPLF

 

Dominique La Bonnardière est né le 5 juillet 1873 à Lyon. Il est mort le 23 juin 1915 à La Fontenelle, hameau de la commune de Ban-de-Sapt (Vosges).

À l'âge du rencensement (voir sa fiche matricule ci-dessous), il est déjà orphelin. Sa mère est morte en 1879, et son père en 1886. Il a alors treize ans et a grandi ensuite avec un tuteur.

Dominique La Bonnardière s'était marié le 3 février 1904 à Lyon, avec Marie Antoinette Odin. Ils ont eu quatre enfants :

  • Anne Marie : 1906-1998
  • Henri : 1907-1923
  • Marguerite : 1910-1993
  • Germaine : 1914-2009

 

 

fiche matricule de Dominique La Bonnardière

 

Dominique La Bonnardière, fiche matricule (1)

Dominique La Bonnardière, fiche matricule (2)

Dominique La Bonnardière, fiche matricule (3)
fiche matricule de Dominique La Bonnardière, né le 5 juillet 1873

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Dominique La Bonnardière
de Lyon

«Nous avons à peine deux ou trois fois dans notre vie l’occasion d’être des héros, et nous avons à chaque minute, l’occasion de pas être des lâches». Cette réflexion de René Bazin s’est présentée tout naturellement à notre pensée au moment où nous achevions la lecture des lettres écrites chaque jour par ce vrai chrétien que fut Dominique La Bonnardière, du 2 août 1914 au 23 juin 1915, à se femme et à ses enfants. Il s’était jadis donné ce conseil :

«Marche dans la nuit de ta vie obscure
Au bonheur incertain que l’amour procure ;
Reste un inconnu qui fait son devoir !

Toute sa vie, Dominique La Bonnardière fut un homme de devoir. Sa mort héroïque fut le digne couronnement de cet effort sincère, continu, ardent vers le bien.

Le devoir, c’est de faire la volonté de Dieu. Dans les lettres de ce soldat, il n’est question que de cela. «Nous sommes dans les mains du Bon Dieu… Réfugions-nous en Dieu et faisons notre devoir… Haussons nos cœurs à la hauteur des circonstances !»

Il écrit à son jeune fils Henry : «Tu feras ton devoir courageusement comme ton papa, jusqu’à la contrainte, jusqu’à la souffrance quotidienne, morale et physique, supportée avec joie parce que c’est pour la Justice, pour le Droit, pour la Mère Patrie, pour Dieu, pour le Bon Dieu dont la cause est inséparable de la cause de notre France immortelle, jusqu’à l’effusion du sang, s’il le faut !»

Il termine une lettre à sa femme tendrement aimée par ces mots tout embrasés de foi : «Je t’embrasse de tout mon cœur, ma petite crucifiée. Offrons les douleurs du présent pour l’avenir de nos chers petits». La veille, il avait écrit à cette compagne digne de lui : «Le plus beau présent que nous puissions faire à notre fille aînée est de lui donner l’esprit de sacrifice».

Trois jours avant sa mort - il devait tomber à l’attaque du 23 juin 1915, en avant du Ban-de-Sapt - il remarquait l’action divine qui le préparait lui-même au sacrifice total : « Je suis dans un de ces moments où l’on est joyeusement disposé à tout pour le Bon Dieu !»

La citation à l’ordre de la Division dont il fut l’objet souligne cette générosité dans l’accomplissement du devoir :

  • «Malgré son âge et ses charges de famille, n’a pas hésité à se lancer à l’assaut des tranchées ennemies. A été tué».

Nous aurions pu louer l’œuvre du poète (1), auteur de la Fenêtre ensoleillée et de Un miracle de saint François d’Assise. Nous avons préféré recueillir la leçon de cette vie si vaillamment chrétienne qui nous enflamme au devoir.

Ces morts-là sont des vivants étranges !

P. B.

1 - Dominique La Bonnardière est l'auteur de farces et de poèmes, sous le pseudonyme de Raoul de Bionnet. Il a notament écrit : Le Miracle de saint François, épisode lyrique en 2 tableaux, paroles de R. de Bionnet, [1910]. La Fenêtre ensoleillée date de 1913.

 

 

Dominique La Bonnardière est mort au hameau de la Fontenelle,

Ban-de-Sapt (Vosges)

 

Ban-de-Sapt, hameau de Fontenelle
le hameau de la Fontenelle

 

Ban-de-Sapt, église et chemin de Fontenelle
dévastation dans le secteur de Ban-de-Sapt

 

Ban-de-Sapt, le bourg et la Fontenelle
le bourg Ban-de-Sapt et la Fontenelle, de nos jours

 

Ban-de-Sapt, cimetière et ossuaire jpg
cimetière militaire de La Fontenelle

 

monument de la Fontenelle
le monument du cimetière militaire de La Fontenelle

 

 

 

Dominique La Bonnardière était un homme de lettres

Par des détours que nous ignorons, Dominique La Bonnardière maîtisait le hollandais. Il a traduit et adapté les Scènes enfantines. Tableaux et chansons de Nelly van der Linden van Snelrewaard-Boudewïjns (1869-1926) en 1910, montrant par là une exquise sensibilité.

 

Scènes enfantines (1)

Scènes enfantines (2)

Scènes enfantines (3)

 

 

 

 

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vendredi 26 octobre 2018

Antoine BONNET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Antoine BONNET

 

 

BONNET Antoine, fiche MPLF

 

Antoine Bonnet est né le 23 juillet 1883 à Oulins (Rhône). Il est mort le 14 juillet 1915 au Bois de la Gruerie (Marne).

Antoine Bonnet est mort au même endroit qu'Antonin Carteron décédé, lui, le 30 juin 1915.

 

 

fiche matricule d'Antoine Bonnet

 

BONNET Antoine, fiche matricule (1)

BONNET Antoine, fiche matricule (2)
fiche matricule d'Antoine Bonnet, né le 23 juillet 1883

 

 

Antoine Bonnet a servi au 18e RIC au Tonkin, de 1905 à 1907

 

18e RIC, Tonkin (1)
Tonkin, entrée du camp du 18e régiment d'infanterie coloniale

 

18e RIC, Tonkin (2)
18e régiment d'infanterie coloniale, manœuvres, clairons et musique

 

18e RIC, Tonkin (3)
18e régiment d'infanterie coloniale rentrant au cantonnement (Tonkin)

 

 

 

Antoine Bonnet  mentionné dans l'Historique du 5e RIC

 

pertes été 1915, Historique du 5e RIC
extrait de l'Historique du 5e régiment d'Infanterie coloniale

 

 

 

les combats en Argonne du régiment d'Antoine Bonnet

 

opérations en Argonne, Historique du 5e RIC
extrait de l'Historique du 5e régiment d'Infanterie coloniale

 

 

Antoine Bonnet est mort à Vienne-le-Château (Marne), au bois de la Gruerie

 

Vienne-le-Château, maisons bombardées
Vienne-le-Château : maisons bombardées, 1914-1915

 

Vienne-le-Château, envoyée août 1915
carte envoyée de Vienne-le-Château quinze jours après la mort d'Antoine Bonnet :
"jolie ville entièrement détruite que je traverse presque tous les jours,
par moment ça y chauffe, tout n'est plus que ruine... les boches sont à 800 mètres de là"

 

Vienne-le-Château, quartier bombardé
carte envoyée de Vienne-le-Château le mois suivant la mort d'Antoine Bonnet

 

Vienne-le-Château, route de Binarville
Vienne-le-Château, route de Binarville (avant la guerre)

 

Vienne-le-Château, plateau de la route de Binarville
Vienne-le-Château, le plateau de la route de Binarville : ruines

 

Vienne-le-Château, explosion d'un obus
Vienne-le-Château, explosion d'un obus

 

Vienne-le-Château, cimetière national
Vienne-le-Château : cimetière national

 

ossuaire de Gruerie
Vienne-le-Château : ossuaire de la Gruerie

 

bois de la Gruerie (1)
bois de la Gruerie aujourd'hui (photo Pierre Marmotin)

 

bois de la Gruerie (2)
bois de la Gruerie aujourd'hui (photo Pierre Marmotin)

 

bois de la Gruerie (3)
bois de la Gruerie aujourd'hui (photo Pierre Marmotin)

 

 

 

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jeudi 25 octobre 2018

Paul BONNET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Paul BONNET

 

 

BONNET Paul, fiche MPLF

 

 

Paul Bonnet est né le 17 juin 1897 à Rive-de-Gier. Il a été blessé le 29 avril 1918 en Flandre occidentale (au sud-ouest d'Ypres) et il est mort à l'hôpital maritime de Brest le 11 mai 1918.

Il appartenait au 153e régiment d'Infanterie.

 

fiche matricule de Paul Bonnet

 

Paul Bonnet, fiche matricule (1)

Paul Bonnet, fiche matricule (2)
fiche matricule de Paul Bonnet, né le 17 juin 1897

 

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Paul Bonnet
de Rive-de-Gier

C’était un jeune, dans la force du terme. De la classe 17, il avait été versé d’abord dans le service auxiliaire de l’aviation. Mais il n’avait pas tardé à être pris dans le service armé, pour être incorporé au 153e d’Infanterie.

Le 24 avril de l’année suivante [1918], nous le trouvons dans la tranchée, face à l’ennemi. C’est un vaillant soldat :

  • «Les Boches ont voulu nous déloger d’ici hier ; mais nous ouvrions l’œil et les avons arrêtés à quelques pas de nos premières lignes… Le bombardement continue, malgré cela nous conservons un bon moral».

Quatre jours plus tard, il s’efforce de rassurer les siens :

  • «Ne sois pas inquiète pour moi, petite mère. Le plus dur est fait. Dieu et la Sainte Vierge m’ont protégé. Je ne veux pas que de sombres idées viennent obscurcir tes pensées».

Hélas ! dans la nuit suivante, du 28 ou 29, il devait tomber, victime de son courage. L’ennemi s’était faufilé derrière des baraquements et commençait à foncer sur la ligne française. Alors, notre jeune caporal, pour mieux défendre le poste menacé, monte sur la tranchée et à cinquante mètres mitraille tous les Allemands qui lui font face. L’attaque dura deux heures. Mais Peul Bonnet venait d’être frappé aux deux yeux.

Relevé trois heures après avoir reçu sa blessure, il fut évacué à Brest. C’est là qu’il s’éteignait doucement, le 11 mai, avec tous les secours de l’Église dont il avait été l’enfant le plus pieux, jusqu’au bout fidèle à tous ses devoirs.

 

 

Paul Bonnet  a été blessé dans le secteur belge de Clytte-Reninghelst (Flandre)

 

Belgique, Clytte, Reninghelst, après bombardement 1918 (1)
secteur de Clytte-Reninghelst après le bombardement de 1918

 

Belgique, Clytte, Reninghelst, après bombardement 1918 (2)
secteur de Clytte-Reninghelst dévasté, 1918

 

 

Le jour où Paul (Simon) Bonnet a été mortellement blessé.

Extrait du JMO (journal de marches et d'opérations du 153e régiment d'Infanterie, 29 avril 1918 ; p. 29 et 30 de la visionneuse).

 

BONNET Paul, JMO (1)

BONNET Paul, JMO (2)

BONNET Paul, JMO (3)

BONNET Paul, JMO (4)

 

Paul (Simon) Bonnet, dans la liste des blessés.

BONNET Paul, JMO (5)

 

 

Paul Bonnet est mort à l'hôpital maritime de Brest

 

Brest, hôpital maritime avant la guerre
Brest, l'hôpital maritime avant la guerre

 

Brest, blessés pendant la guerre
blessés de la guerre en soins à l'hôpital maritime de Brest

 

 

 

 

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mercredi 24 octobre 2018

Léon BORDET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Léon BORDET

 

 

BORDET Léon, fiche MPLF (2)

 
 

Léon Bordet est né le 29 juin 1890 à Saint-Étienne. Il est mort le 27 août 1914 à Saint-Dié (Vosges).

Il est mentionné dans la liste des tués du 51e bataillon de Chasseurs (lien, p. 16).

 

 

acte de naissance de Léon Bordet

 

acte de naissance de Léon Bordet, 29 juin 1890
acte de naissance de Léon Bordet, 29 juin 1890

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Léon Bordet
de Saint-Étienne

Sergent à la 10e compagnie du 51e bataillon de Chasseurs alpins, Léon Bordet arrivait le 27 août sur le plateau de Dijon, pour prendre position et défendre Saint-Dié.

Après un bombardement «colossal» des Allemands, le 51e était obligé de battre en retraite, lorsqu’un officier d’état-major donna l’ordre de rentrer dans la ville, où les ennemis s’étaient fortifiés. Deux compagnies sont chargées de remplir cette missive périlleuse : ce n’est point celle de notre sergent, mais si les autres reçoivent l’ordre de tenir jusqu’au bout, lui part en reconnaissance avec sa section, rue d’Alsace ! D’une fenêtre, un coup de fusil fut tiré et Léon Bordet, atteint mortellement, ne put se relever.

L’allure martiale du sergent du 11e Alpins avait dût certes attirer l’attention. Il ne faisait pas d’habitude les choses à demi : l’élève toujours bouillant de Sainte-Marie semblait prédestiné à ce rôle d’éclaireur. Quand il fallait de l’initiative, il était naturel de songer à lui.

Mais aussi, cette ardeur exceptionnelle le réservait aux coups de surprise. La mort le guettait au coin d’une rue. Elle ne lui a pas permis de réaliser les exploits que l’on était en droit d’attendre d’une aussi riche nature.

 

 

Historique du 51e bataillon de Chasseurs (extrait)

 

Historique 51e bataillon Chassseurs (1)

Historique 51e bataillon Chassseurs (2)

Historique 51e bataillon Chassseurs (3)
onzième en partant du haut : Léon Bordet (10e compagnie)

 

 

fiche matricule de Léon Bordet

 

BORDET Léon, fiche matricule (1)

BORDET Léon, fiche matricule (2)

BORDET Léon, fiche matricule (3)
fiche matricule de Léon Bordet, né le 29 juin 1890

 

La fiche matricule reproduit la même erreur que l'une des deux fiches MPLF (11e bataillon au lieu de 51e). Cette dernière a peut-être été rédigée d'après les éléments de la fiche matricule qui ne semble pas avoir enregistré que Léon Bordet appartenait au 51e bataillon de Chasseurs et non au 11e.

 

 

Léon Bordet est mort au hameau de Dijon, à côté de Saint-Dié, le 27 août 1914

 

tombes chasseurs au hameau de Dijon, Saint-Dié
tombes de chasseurs alpins tombés au hameau de Dijon, 27 août 1914

 

hameau de Dijon, Saint-Dié (Vosges)
hameau de Dijon, Saint-Dié (Vosges)

 

 

 

 

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mardi 23 octobre 2018

Louis BOULIN

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Louis BOULIN

 

 

BOULIN Louis, fiche MPLF

 

Louis Boulin est né le 17 mars 1893 à Saint-Étienne. Il est mort le 14 août 1914 à Ancerviller (Meurthe-et-Moselle).

La fiche matricule indique qu'il a été inhumé à Ancerviller (assez douteux) ; la notice du Livre d'Or affirme qu'il repose à Marvilliers (cette commune n'existe pas ; il s'agit probablement de Merviller) ; et le jugement du tribunal de Saint-Étienne en date du 9 janvier 1918 mentionne "une liste d'inhumation établie par le maire de Baccarat sur laquelle figure le nom" de Louis Boulin.

Cet imbroglio pourrait se résoudre par l'hypothèse suivante :

  • Louis Boulin est engagé avec son régiment (voir l'extrait de l'Historique ci-dessous) à Ancerviller le 14 août, combat au cours duquel les pertes sont énormes ;
  • gravement blessé il meurt sans doute à Ancerviller, conquise par son unité ;
  • son corps est transporté à l'arrière jusqu'à Baccarat où il est inhumé ;
  • à une date ultérieure, sa dépouille est exhumée pour être enterrée à Merviller.

 

 

fiche matricule de Louis Boulin

 

Louis Boulin, fiche matricule
fiche matricule de Louis Boulin, né le 17 mars 1893

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Louis Boulin
de Saint-Étienne

Louis Boulin appartenait à une famille de Saint-Étienne où l’on eut toujours, à un degré marqué, le goût des choses d’art. Dans ce milieu, il avait pris lui-même une réelle distinction, et ses maîtres se rappellent avec quelle originalité de bon aloi le jeune élève de Sainte-Marie savait traduire ses sentiments personnels. Il annonçait une âme délicate, ouverte aux plus nobles aspirations.

C’est comme soldat du 38e régiment d’Infanterie qu’il partit le 6 août 1914. Il fut dirigé sur le front des Vosges. Comme tant de jeunes fantassins, à cette aube de la grande guerre, il était rayonnant d’espoir. Son entrain le disposait à faire vaillamment son devoir, sans qu’il pût se dissimuler à quel sacrifice devait se soumettre d’avance le défenseur de la patrie.

Ce sacrifice, il eut à l’accomplir dès la première heure. Le 20 août en effet, sa famille était avisée par un compagnon de Louis qu’il avait été grièvement blessé, au cours d’une reconnaissance périlleuse, à Baccarat. Lui-même d’ailleurs avait réclamé l’honneur de faire partie de cette expédition. Les âmes généreuses sont toujours promptes à se donner.

Pendant quelques semaines, sa famille, privée de toute nouvelle, put se rattacher à l’espoir qu’il avait été fait prisonnier.

L’espoir devait disparaître six mois après, à l’annonce officielle de sa mort. Il repose aujourd’hui en territoire français, à Marvilliers (1), dans la Meurthe-et-Moselle.

1 - Erreur ; il s'agit sûrement de Merviller.

 

 

Louis Boulin est mort au tout début de la guerre, à Ancerviller

 

extrait Historique 38e RI, août 1914
extrait de l'Historique du 38e régiment d'Infanterie

 

Ancerviller, les Boches à 800 mètres
Ancerviller, carte envoyée durant la guerre avec des annotations : "Boches à 800 mètres", "maisons brûlées"

 

Ancerviller, le village 1914-1916
Ancerviller, le village en 1916

 

Ancerviller, restes d'une bergerie
Ancerviller, restes d'une bergerie

 

 

il enterré à Baccarat et une nouvelle fois à Merviller (Meurthe-et-Moselle)

 

Diapositive1

 

château de Merviller pendant la guerre
le château de Merviller pendant la guerre

 

 

 

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lundi 22 octobre 2018

Jean BOURDERY

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Jean BOURDERY

 

 

BOURDERY Jean, fiche MPLF

 

Jean Bourdery est né le 8 février 1887 à Guéret (Creuse). Il est mort le 19 mars 1915 au Mesnil-les-Hurlus (Marne).

Il y a une erreur dans la liste de la brochure : Jean Bourdery n'appartenait pas au 12e mais au 7e régiment du Génie. Il était lieutenant.

 

fiche matricule de Jean Bourdery

 

BOURDERY Jean, fiche matricule (1)

BOURDERY Jean, fiche matricule (2)

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Jean Bourdery
de Saint-Chamond

Jean Bourdery a laissé au collège le souvenir d’un élève intelligent et appliqué. Peu de temps après la fin de ses études, les circonstances l’éloignèrent de la ville de Saint-Chamond, et nous le retrouvons, dans le cadre précis de son existence, qu’au moment de la mobilisation générale de 1914.

Il appartenait comme lieutenant au 7e Génie. Parti d’Avignon le 21 août, dirigé sur Dugny, près Verdun, il fit toute la campagne de la Meuse, jusqu’à la prise de Saint-Mihiel, soutenant constamment l’infanterie dans ses attaques. Alors il est envoyé près de Soissons, en novembre ; participe à l’attaque de Crouy, au mois de janvier, et se distingue d’une façon particulière au moment où les troupes françaises traversent l’Aisne à Vénizel. La citation du lieutenant Bourdery est des plus significatives.

«Il a pu, est-il dit, assurer, du 4 au 13 janvier, la conservation des ponts et passerelles à l’aide de supports flottants, et grâce à un travail constant des plus pénibles. En raison d’une crue exceptionnelle et persistante de l’Aisne, les sapeurs se trouvaient souvent obligés de rester plongés dans l’eau jusqu’à la ceinture. Le 13, le lieutenant Bourdery a réussi encore à lancer une passerelle sous un feu violent d’artillerie».

Sa compagnie est de nouveau transportée à Châlons-sur-Marne où elle prend place immédiatement dans les tranchées de première ligne. Il assiste aux combats de Perthes et de Ménil-les-Hurlus, et là, tombe glorieusement pour la France, le 19 mars 1915.

 

 

Jean Bourdery est resté deux ans au 4e régiment du Génie (1908-1910)

 

4e Génie, honneur au régiment
4e Génie : honneur au régiment

 

4e Génie, démontage d'un pont de bateaux
4e Génie : démontage d'un pont par bateaux

 

 

Jean Bourdery appartenait au 7e régiment du Génie en 1914

 

7e Génie, pont sur le Rhône à Avignon
le 7e régiment du Génie, vers 1905

 

7e Génie, pont de bâteaux sur le Rhône à Avignon
le 7e régiment du Génie, pont de bateaux construit sur le Rhône, vers 1905

 

 

Jean Bourdery participe au combat de Crouy (Aisne) en janvier 1915

 

Crouy 1915, photo allemande (1)
Crouy (Aisne), en 1915, photo allemande

 

Crouy 1915, photo allemande (2)
Crouy (Aisne), en 1915, photo allemande

 

 

 

Jean Bourdery est mort au Mesnil-les-Hurlus (Marne)

 

Mesnil-les-Hurlus, ruines du village
Mesnil-les-Hurlus (Marne) : ruines du village en 1915

 

Mesnil-les-Hurlus, village détruit par combats fév 1915
Mesnil-les-Hurlus (Marne) : village détruit par les combats de 1915

 

 

 

 

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