les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Paul BERNARD

 

 

 

BERNARD Paul, fiche MPLF

 

Paul Bernard est né le 11 juin 1874 à Beauvais (Oise). Il est mort le 20 août 1914 à Dieuze (Moselle, Lorraine). Il avait quarante ans.

Il était militaire de carrière depuis octobre 1894, avec le grade de capitaine depuis mars 1911. Sa mort est évoquée au tout début de l'Historique du 112e régiment d'Infanterie.

Paul Bernard s'est engagé à Dijon, le 24 octobre 1894, pour trois ans, à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (formation des officiers). Il a été promu sous-lieutenant au 134e RI en septembre 1896, puis lieutenant en octobre 1898. En février 1899, il passe au 27e RI.

Il a effectué des campagnes en Tunisie, de mai à octobre 1899 ; et en Algérie, de décembre 1900 à juin 1901 ; en Algérie et Tunisie de novembre 1901 à mai 1902.

Paul Bernard est promu capitaine au 103e RI en mars 1911. Puis passe au 94e RI, puis au 3e RI, et enfin au 112e RI le 8 avril 1914.

Il est inhumé à Dieuze ou dans les environs, selon sa fiche matricule.

 

 

fiche matricule de Paul Bernard

 

BERNARD Paul, fiche matricule (1)

BERNARD Paul, fiche matricule (2)

BERNARD Paul, fiche matricule (3)
fiche matricule de Paul Bernard, né le 11 juin 1874

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Paul Bernard
de Beauvais

Né à Beauvais, le 11 juin 1874, Paul Bernard a quitté l’Institution Sainte-Marie, en juillet 1891, après avoir obtenu le diplôme de bachelier ès lettres. Il couronnait ainsi une période scolaire, pendant laquelle il avait toujours été un élève appliqué, intelligent, d’un excellent esprit, et sympathique à tous ses maîtres et à tous ses condisciples.

Reçu en 1894 à l’École militaire de Saint-Cyr, il était capitaine au 112é régiment d’infanterie, en garnison à Toulon, lorsque la guerre éclata.

Le 3 août 1914, il quittait sa femme et ses cinq jeunes enfants, dans les sentiments du plus ardent patriotisme. La France l’appelait ; à cet appel il répondait avec l’entrain de l’officier, heureux de se dévouer pour la cause du droit et de la justice.

Hélas ! trois semaines ne s’étaient pas écoulées qu’il succombait en héros, sacrifiant volontairement sa vie à la conception la plus élevée du devoir militaire.

Le 20 août, au matin, en Lorraine, sa compagnie protégeait la retraite des troupes françaises, forcées de se replier de Biedestrost (1) vers Dieuze, lorsqu’il tomba la jambe fracassée par une balle.

Il aurait été certainement sauvé s’il avait consenti à se laisser emporter en arrière de la ligne de feu ; mais il déclara avec la plus grande énergie qu’il ne voulait pas que, dans son intérêt, un seul de ses soldats fût, en un pareil moment, éloigné du champ de bataille ; et, résistant à toutes les instances, il intima l’ordre formel à ceux qui l’entouraient de l’abandonner pour ne songer qu’à leur devoir de combattants. Puis, pour les exciter par son exemple, il ramassa un fusil et, couché sur le sol, il se mit à tirer sur l’ennemi qui s’avançait. Quelques minutes après, sa compagnie débordée par les Allemands, devait reculer en le laissant sur le terrain où son corps était retrouvé plus tard, couvert de blessures et pieusement enseveli par les habitants de Vorgaville.

Quelques jours après sa mort, il était cité à l’ordre du régiment, dans les termes suivants :

  • «Grièvement blessé, le matin du 20 août 1914, a répondu aux sous-officiers qui voulaient le transporter à l’arrière pour ne pas le laisser aux mains de l’ennemi : Laissez-moi. Il n’y a pas trop de monde sur la ligne de feu. Excellent officier qui avait fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand dévouement».

Le colonel se fit un devoir de transmettre à sa famille l’hommage de tous les officiers : «Il a été, écrivait-il, toujours et jusqu’au dernier moment le serviteur sans peur et sans reproche».

On aime à lire de telles paroles. Elles consacrent si justement la mémoire de notre cher ancien !

1 - Il s’agit du village de Biedesdorf.

 

 

 

le capitaine Paul Bernard appartenait au 112e régiment d'Infanterie

 

Historique 112e RI, couv

 

 

 

Paul Bernard a combattu à Dieuze et Biedesdorf, les 19 et 20 août 1914

 

Dieuze, Duss
Dieuze (Duss, en allemand) était en territoire germanique avant 1914

 

Dieuze, sous occupation allemande
Dieuze, sous occupation allemande : le 112e RI y entre le 19 août 1914

 

Biedesdorff, clocher détruit combat 19 août 1914
l'église de Biedesdorf dévastée par les combats du 19 août 1914

 

 

le capitaine Paul Bernard est mort au combat de Dieuze (Moselle)

 

Historique 112e RI, première page

Historique 112e RI, transcription
Historique du 112e RI, première page

 

 

 

la mort du capitaine Paul Bernard est mentionnée dans Le Gaulois

 

Le Gaulois, 18 janvier 1915
Le Gaulois, 18 janvier 1915 (4e alinéa en partant du bas, colonne centrale)

 

 

 

Paul Bernard est enterré à Dieuze (Moselle) 

 

Dieuze, cimetière militaire
Dieuze (Moselle), cimetière militaire

 

nécropole Dieuze (1)
nécropole nationale de Dieuze (Moselle)

 

nécropole Dieuze (2)
nécropole nationale de Dieuze (Moselle)

 

nécropole Dieuze (3)
nécropole nationale de Dieuze (Moselle) (photo Daniel Manzi)

 

 

 

 

 

- retour à l'accueil