les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Alfred BARD

 

 

BARD Alfred, fiche MPLF

 

Alfred Bard de Coutance est né le 11 avril 1885 à Bonneville (Haute-Savoie). Il est mort le 11 décembre 1914 à l'hôpital 46 à Paris, rue de Reuilly après avoir été blessé le 1er décembre au combat de Vermelles (Pas-de-Calais).

Il était avocat à Bonneville et acquéreur, peu avant la guerre, du château des Tours dans cette ville. Il était membre de l'académie Florimontaine (Annecy).

A servi comme aspirant au 30e régiment d'Infanterie d'octobre 1905 à octobre 1906.

 

 

fiche matricule d'Alfred Bard de Coutance

 

BARD Alfred, fiche matricule (1)

BARD Alfred, fiche matricule (2)

BARD Alfred, fiche matricule (3)
fiche matricule d'Alfred Bard de Coutance, né le 11 avril 1885

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Alfred Bard de Coutance
de Bonneville

Alfred Bard de Coutance n’avait eu qu’à feuilleter le livre de famille pour y lire les enseignements auxquels il devait conformer sa vie. Il le fit d’ailleurs avec une rectitude parfaite, et l’on pouvait compter à Bonneville que le jeune président du patronage saurait perpétuer des traditions dont nul n’avait perdu le souvenir.

Rappeler cette fidélité aux traditions familiales, c’est faire comprendre d’un mot combien les œuvres et le pays perdirent, dans la personne du jeune avocat…

Le 1er décembre 1914, son bataillon - il appartenait au 109e d’Infanterie - reçut l’ordre d’enlever le village de Vermelles, dans le Pas-de-Calais. L’ordre fut brillamment exécuté. Le bataillon pénétra dans le parc du château et délogea les Allemands qui s’enfuirent en désordre. Pendant que ces troupes victorieuses et maîtresses de la position travaillaient à leur organisation de défense, Alfred Bard fut désigné pour porter un ordre à son chef de section. Son intelligence et son courage reconnu l’avaient fait choisir pour remplir cette mission périlleuse ; le terrain où il fallait s’avancer était couvert d’une grêle de projectiles. C’est là que le valeureux soldat fut atteint d’une balle en pleine poitrine.

On ne put le relever que le soir. Sa blessure était grave. Il était frappé à la jambe et ne pouvait se mouvoir. Évacué sur Paris, il ne put y arriver que le 6 décembre, après avoir communié en cours de route : il avait toujours été si parfaitement chrétien !

Malgré les soins qui lui furent prodigués à l’hôpital de la rue de Reuilly, tenu par les dames Diaconesses, il mourut le 11, entre les bras de sa mère. L’Église lui avait procuré tous les secours religieux de la dernière heure ; l’affection maternelle lui apporta les consolations suprêmes, celles de se voir entouré de tendresse sur la terre, jusqu’à l’instant même où le chrétien reçoit dans la vraie patrie la récompense d’une jeunesse vertueuse.

 

 

Alfred Bard a servi au 30e RI de 1905 à 1906

 

soldats du 30e RI, carte qui a voyagé de la Haute-Savoie vers l'Ille-et-Vilaine
soldats du 30e régiment d'Infanterie, carte qui a voyagé de la Haute-Savoie vers l'Ille-et-Vilaine

 

 

Alfred Bard avait acheté le châeau des Tours à Bonneville (Haute-Savoie)

 

Bonneville, château des Tours (1)
château des Tours à Bonneville, acheté par Alferd Bard de Coutance peu avant la guerre

 

château de Bonneville
château de Bonneville, avant 1914

 

château des Tours à Bonneville, couleurs
château des Tours à Bonneville

 

 

Alfred Bard a participé au combat de Vermelles (Pas-de-Calais)

 

JMO 109e RI, 1er déc 1914
JMO du 109e RI à la date du 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (1)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (2)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (3)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (4)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

 

 

Alfred Bard est mort à Paris, hôpital des Diaconesses

 

hôpital des Diaconesses, Paris
hôpital n° 46 pendant la guerre, 95 rue de Reuilly à Paris

 

 

 

 

 

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