mardi 6 novembre 2018

Joseph BALP

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

Joseph BALP

 

 

BALP Joseph, fiche MPLF

 

 

Joseph Balp est né le 27 mai 1889 à Vienne (Isère). Il est mort le 25 septembre 1914 à Foucaucourt (Somme).

Joseph Balp est mort le même jour, au même endroit que le lieutenant Henri Carsignol, du même régiment.

 

fiche matricule de Joseph Balp

 

BALP Joseph, fiche matriculejpg
fiche matricule de Joseph Balp, né le 27 mai 1889

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Joseph Balp n’a point terminé ses études au Collège Sainte-Marie ; mais il y est resté assez longtemps pour qu’on ait pu apprécier la délicatesse de ses sentiments, due à une parfaite éducation de famille. On suivait de si près l’œuvre de sa formation intellectuelle et morale !

Son régiment, le 22e d’Infanterie, fut d’abord envoyé dans les Vosges et nombreuses furent les journées où le jeune fantassin vit la mort de bien près.

Mais les réalités du champ de bataille, la pensée des balles et des obus, toujours à redouter, n’avaient point altérer se gaieté habituelle. On l’aimait pour son humeur joviale, on l’aimait aussi pour son extrême obligeance. Faire plaisir, rendre service, c’est la pente des âmes généreuses ; c’était la sienne, au dire de tous ses camarades, attirés par un compagnon aussi serviable. Cette allure de soldat bien élevé, mais «bon enfant», donnait à ses paroles une force singulière, lorsqu’il s’agissait d’encourager et d’entraîner les timides. Les chefs eux-mêmes avaient su discerner son mérite. Comme il parlait couramment l’allemand, son colonel n’était point fâché de le sentir près de lui, et de l’employer aussi comme agent de liaison.

Mais ce qu’il y avait de remarquable dans ce jeune homme, c’est qu’il sentait croître au milieu des dangers sa foi et sa confiance en la Très Sainte Vierge. Il lui attribuait une protection souvent efficace, et se plaisait à mériter de nouvelles grâces en se faisant un devoir de la remercier pour les grâces déjà reçues. C’est par le chapelet qu’il traduisait sa reconnaissance, et durant les marches militaires, il aimait à le dire, en se procurant ainsi ce sursum corda [Haut les cœurs !] des âmes vaillantes qui ne veulent point oublier, à travers toues les tempêtes de la terre, les régions où l’amour fait disparaître toutes les haines…

Sa dernière lettre fut même empreinte d’une foi plus ardente que jamais. Il savait qu’en parlant ainsi à son père et à sa mère il leur apportait le meilleur témoignage de sa tendresse. C’était leur causer leur plus douce consolation. Il se réjouissait donc d’avoir pu, le 20 septembre, assister au Salut dans le petit village où il cantonnait, de s’être confessé et d’avoir fait, le lendemain, la sainte Communion.

Or, peu de jours après, le 24, à la suite d’une alerte, il partit vers les 4 heures du soir, et fut envoyé à l’attaque du village de Foucaucourt, distant de 6 kilomètres. Une balle l’atteignit au ventre, alors qu’il était à 300 mètres environ du cimetière. C’est là qu’il est inhumé.

 

 

 

de 1910 à 1912, Joseph Balp a effectué son service militaire au 22e RI

 

soldats du 22e RI, vers 1910
soldats du 22e régiment d'Infanterie, vers 1910

 

soldats du 22e RI en manœeuvres, 1910
soldats du 22e régiment d'Infanterie en manœuvres, été 1910

 

 

Josep Balp est mort et a été enterré à Foucaucourt (Somme)

 

creusement_de_tombes__cimetie_re_mili_de_Faucoucourt__1916_jpg
creusement de tombes au cimetière militaire de Foucaucourt, 1916 (source)

 

inhumation, cimetière mili de Faucoucourt, 1916 (1)
inhumation au cimetière militaire de Foucaucourt, 1916 (source)

 

inhumation, cimetière mili de Faucoucourt, 1916 (2)
inhumation au cimetière militaire de Foucaucourt, 1916 (source)

 

Foucaucourt, cimetière militaire, croquis (1)
cimetière militaire de Foucaucourt (source : Forum14/18)

 

Foucaucourt, cimetière militaire, croquis (2)
cimetière militaire de Foucaucourt (source : Forum14/18)

 

 

 

Autres anciens de Sainte-Marie ayant appartenu au 22e régiment d'Infanterie

 

 

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lundi 5 novembre 2018

Paul BARATIN

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Paul BARATIN

 

 

BARATIN Paul, fiche MPLF

 

Paul Baratin est né le 16 mai 1895 à Lyon. Il est mort le 29 mars 1916 au Bois d'Avocourt (Meuse) sur le champ de bataille de Verdun.

Il était arrivé dans son régiment, le 157e d'Infanterie, le 16 décembre 1914.

 

 

fiche matricule de Paul Baratin

 

Baratin Paul, fiche matricule (1)

Baratin Paul, fiche matricule (2)
fiche matricule de Paul Baratin, né le 16 mai 1895

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Paul Baratin
de Lyon (1)

Paul Baratin nous avait quittés, bien jeune. Sa santé délicate aurait pu l’écarter du danger, elle le fit souffrir plus qu’un autre des fatigues de la guerre. Il ne voulut jamais, malgré les instances de ses camarades, se laisser porter malade. Un officier écrit : «De l’avis de ses chefs et de ses camarades, Paul Baratin fut pour tous un exemple de bravoure, de dévouement, poussant celui-ci jusqu’à l’abnégation absolue de sa vie en présence du danger. Il est mort en brave, en bon Français. Son nom reste gravé au livre d’or des héros de Verdun».

Il tomba le 29 mars.

Par la reprise du bois d’Avocourt, la 89e brigade dont il faisait partie, s’était couverte de gloire. La citation de la brigade qui porte les mots que je viens de dire, ajoute : «Honneur aux braves du 157e régiment».

Paul Baratin fut un de ces braves. Les témoins de sa mort nous le représentent au moment suprême, sortant d’un trou d’obus, dans un moment d’indignation sublime, se jetant résolument, la baïonnette en avant, sur une mitrailleuse allemande. C’est alors qu’il fut frappé. C’est le geste où nous le reverrons toujours. N’est-ce pas le geste de nos soldats au front, nous faisant un rempart de leur corps ?

1 - Grâce à la bienveillance de M. le Supérieur de l’Externat Sainte-Marie de Lyon, nous avons pu emprunter à son Livre d’or les notices de MM. Baratin, Chabuel, Colin, Gignoux Charles, Durand, Escoffier, Josserand et Radisson, élèves de nos deux maisons. Nous tenons à lui en exprimer toute notre reconnaissance.

 

 

extrait de l'Historique du 157e régiment d'Infanterie

Le 29 [mars 1916], au matin, le 157e prend ses positions d'attaque et d'un élan impétueux, enlève le Réduit d'Avocourt, les 2e et 3e bataillons en première ligne. À 10 heures l'opération est terminée. Les Boches surpris se ressaisissent et, par une série de contra-attques violentes, tentent de reprendre le Réduit. Peine perdue ! Le 157e tint bon, malgré un bombardement très violent. Le général Pétain envoie au régiment le télégramme suivant qui sera communiqué à la troupe : «Le 157e a fait plus que son devoir ; le général lui envoie toutes ses félicitations».

 

 

Paul Baratin appartenait au 157e régiment d'Infanterie

 

1914, soldats du 157e, groupe de Gagas
1914, soldats du 157e RI, "groupe de Gagas"

 

 

Paul Baratin est mort au Bois d'Avocourt (Meuse), le 29 mars 1916

 

Avocourt et le Bois d'Avocourt, carte
Avocourt et le Bois d'Avocourt, carte du champ de bataille

 

Avocourt, ruines extérieures de l'église
l'Argonne, ruines d'Avocourt

 

le réduit d'Avocourt
le Réduit d'Avocourt

 

Avocourt, église, ruine
église d'Avocourt, ruines

 

 

 

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dimanche 4 novembre 2018

Alfred BARD

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Alfred BARD

 

 

BARD Alfred, fiche MPLF

 

Alfred Bard de Coutance est né le 11 avril 1885 à Bonneville (Haute-Savoie). Il est mort le 11 décembre 1914 à l'hôpital 46 à Paris, rue de Reuilly après avoir été blessé le 1er décembre au combat de Vermelles (Pas-de-Calais).

Il était avocat à Bonneville et acquéreur, peu avant la guerre, du château des Tours dans cette ville. Il était membre de l'académie Florimontaine (Annecy).

A servi comme aspirant au 30e régiment d'Infanterie d'octobre 1905 à octobre 1906.

 

 

fiche matricule d'Alfred Bard de Coutance

 

BARD Alfred, fiche matricule (1)

BARD Alfred, fiche matricule (2)

BARD Alfred, fiche matricule (3)
fiche matricule d'Alfred Bard de Coutance, né le 11 avril 1885

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Alfred Bard de Coutance
de Bonneville

Alfred Bard de Coutance n’avait eu qu’à feuilleter le livre de famille pour y lire les enseignements auxquels il devait conformer sa vie. Il le fit d’ailleurs avec une rectitude parfaite, et l’on pouvait compter à Bonneville que le jeune président du patronage saurait perpétuer des traditions dont nul n’avait perdu le souvenir.

Rappeler cette fidélité aux traditions familiales, c’est faire comprendre d’un mot combien les œuvres et le pays perdirent, dans la personne du jeune avocat…

Le 1er décembre 1914, son bataillon - il appartenait au 109e d’Infanterie - reçut l’ordre d’enlever le village de Vermelles, dans le Pas-de-Calais. L’ordre fut brillamment exécuté. Le bataillon pénétra dans le parc du château et délogea les Allemands qui s’enfuirent en désordre. Pendant que ces troupes victorieuses et maîtresses de la position travaillaient à leur organisation de défense, Alfred Bard fut désigné pour porter un ordre à son chef de section. Son intelligence et son courage reconnu l’avaient fait choisir pour remplir cette mission périlleuse ; le terrain où il fallait s’avancer était couvert d’une grêle de projectiles. C’est là que le valeureux soldat fut atteint d’une balle en pleine poitrine.

On ne put le relever que le soir. Sa blessure était grave. Il était frappé à la jambe et ne pouvait se mouvoir. Évacué sur Paris, il ne put y arriver que le 6 décembre, après avoir communié en cours de route : il avait toujours été si parfaitement chrétien !

Malgré les soins qui lui furent prodigués à l’hôpital de la rue de Reuilly, tenu par les dames Diaconesses, il mourut le 11, entre les bras de sa mère. L’Église lui avait procuré tous les secours religieux de la dernière heure ; l’affection maternelle lui apporta les consolations suprêmes, celles de se voir entouré de tendresse sur la terre, jusqu’à l’instant même où le chrétien reçoit dans la vraie patrie la récompense d’une jeunesse vertueuse.

 

 

Alfred Bard a servi au 30e RI de 1905 à 1906

 

soldats du 30e RI, carte qui a voyagé de la Haute-Savoie vers l'Ille-et-Vilaine
soldats du 30e régiment d'Infanterie, carte qui a voyagé de la Haute-Savoie vers l'Ille-et-Vilaine

 

 

Alfred Bard avait acheté le châeau des Tours à Bonneville (Haute-Savoie)

 

Bonneville, château des Tours (1)
château des Tours à Bonneville, acheté par Alferd Bard de Coutance peu avant la guerre

 

château de Bonneville
château de Bonneville, avant 1914

 

château des Tours à Bonneville, couleurs
château des Tours à Bonneville

 

 

Alfred Bard a participé au combat de Vermelles (Pas-de-Calais)

 

JMO 109e RI, 1er déc 1914
JMO du 109e RI à la date du 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (1)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (2)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (3)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

château de Vermelles, 1914 (4)
château de Vermelles (Pas-de-Calais) pris par le 109e RI le 1er décembre 1914

 

 

 

Alfred Bard est mort à Paris, hôpital des Diaconesses

 

hôpital des Diaconesses, Paris
hôpital n° 46 pendant la guerre, 95 rue de Reuilly à Paris

 

 

 

 

 

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samedi 3 novembre 2018

Pierre BARRET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Pierre BARRET

 

 

BARRET Pierre, fiche MPLF

 

Pierre Barret est né le 6 janvier 1874 au Puy (Haute-Loire). Il est mort le 20 novembre 1914 à l'hôpital mixte de Vaucouleurs.

Il était sous-lieutenant au 286e régiment d'Infanterie.

Pierre Barret s’est engagé pour quatre ans, le 24 octobre 1892, dans le 86e régiment d’Infanterie. Il est passé caporal en janvier 1893 puis sergent en décembre de la même année. Il s’est rengagé le 26 septembre 1896 pour deux ans ; et à nouveau le 19 octobre 1898 pour trois ans. Il est passé dans la réserve de l’armée d’active le 24 octobre 1901. Il est donc resté militaire pendant neuf années.

Le 2 novembre 1903, il est nommé adjudant de réserve.

Le 2 août 1914, il a devancé l’appel de sa classe d’âge et est parti aux armées le 13 août 1914 avec le 86e RI. Le 18 octobre, il est nommé sous-lieutenant à titre temporaire. Évacué pour maladie le 2 novembre 1914.

 

 

acte de naissance de Pierre Barret

Le père de Pierre Barret était chef de bataillon (commandant) au 119 régiment d'Infanterie de ligne en garnison à Caen.

Pierre Barret s'est marié, au Puy, le 6 novembre 1901, juste après avoir quitté l'armée (l'acte note qu'il est "sans profession"), avec Marie Louise Boudoul, négociante, née le 5 mai 1870.

acte naissance Pierre Barret
acte de naissance de Pierre Barret, 6 janvier 1874 au Puy (Haute-Loire)

 

 

 

fiche matricule de Pierre Barret

 

BARRET Pierre, fiche matricule (1)

BARRET Pierre, fiche matricule (2)

BARRET Pierre, fiche matricule (3)

BARRET Pierre, fiche matricule (4)
fiche matricule de Pierre Barret, né le 6 janvier 1874

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Pierre Barret
du Puy

Ceux qui ont connu Pierre Barret au Collège se rappellent aisément l’allure martiale de l’ancien élève. Il avait même, je crois, rêvé de la vie des camps.

Cependant ce n’est pas dans cette direction qu’il avait organisé son existence. Lorsque la guerre éclata, il était à la tête d’une maison de commerce et peut-être - dans les joies si légitimes du foyer familial - avait-il oublié ses anciennes aspirations.

Mais dès les premiers jours de la mobilisation, elles se réveillèrent dans toute leur force. Sans écouter les conseils d’une prudence trop exclusive, il s’engagea au début même des hostilités, comme adjudant au 286e. C’était un noble sacrifice qu’il offrait ainsi à la patrie et ce dévouement n’étonne point ses anciens amis ; ils avaient toujours remarqué, même à travers la trame uniforme de la vie de collège, l’ardeur de ses sentiments et la noblesse de son caractère, prompt à se donner aux autres avec une entière franchise.

Parti sur le front, le 12 septembre, Pierre Barret fut nommé sous-lieutenant au bout de trois semaines ; il n’avait pas fallu à ses chefs un long examen pour reconnaître son mérite. Malheureusement, il lui manquait l’entraînement de la formation militaire. Les fatigues de ces premiers mois, traversés par de si rudes épisodes, furent trop fortes pour son tempérament. Au bout de quinze jours, le 1er novembre, il prend la fièvre typhoïde qui se révèle de suite avec un caractère de spéciale gravité.

Il est hospitalisé à l’hôpital de Vaucouleurs, et meurt le 20 novembre. Nous aimerions avoir quelques détails intimes sur ces derniers moments. Mais nous en sommes réduits à ces courtes indications : qu’elles suffisent du moins à replacer dans le relief qu’il mérite la physionomie morale de notre cher ancien.

 

 

 

Pierre Barret a été militaire au 86e RI d'octobre 1892 à octobre 1901

 

Le Puy, caserne du 86e RI
Le Puy, caserne du 86e régiment d'Infanterie

 

Le Puy, 86e RI, défilé 14 juillet
Le Puy, le 86e RI part pour le défilé du 14 juillet

 

Le Puy, 86e RI, entrée caserne
Le Puy, intérieur de la caserne du 86e RI

 

Le Puy, caserne 86e, corvée
Le Puy, caserne du 86e RI, corvée

 

 

Pierre Barret est mort à "l'hôpital" de Vaucouleurs, le 20 novembre 1914

 

Vaucouleurs, école, hôpital en 1914
un hôpital a été installé dans l'école de garçons à Vaucouleurs dès le 9 août 1914

 

 

 

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mercredi 31 octobre 2018

Paul BERNARD

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Paul BERNARD

 

 

 

BERNARD Paul, fiche MPLF

 

Paul Bernard est né le 11 juin 1874 à Beauvais (Oise). Il est mort le 20 août 1914 à Dieuze (Moselle, Lorraine).

Il était militaire de carrière depuis octobre 1894, avec le grade de capitaine depuis mars 1911. Sa mort est évoquée au tout début de l'Historique du 112e régiment d'Infanterie.

Paul Bernard s'est engagé à Dijon, le 24 octobre 1894, pour trois ans, à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (formation des officiers). Il a été promu sous-lieutenant au 134e RI en septembre 1896, puis lieutenant en octobre 1898. En février 1899, il passe au 27e RI.

Il a effectué des campagnes en Tunisie, de mai à octobre 1899 ; et en Algérie, de décembre 1900 à juin 1901 ; en Algérie et Tunisie de novembre 1901 à mai 1902.

Paul Bernard est promu capitaine au 103 RI en mars 1911. Puis passe au 94e RI, puis au 3e RI, et enfin au 112e RI le 8 avril 1914.

Il est inhumé à Dieuze ou dans les environs, selon sa fiche matricule.

 

 

fiche matricule de Paul Bernard

 

BERNARD Paul, fiche matricule (1)

BERNARD Paul, fiche matricule (2)

BERNARD Paul, fiche matricule (3)
fiche matricule de Paul Bernard, né le 11 juin 1874

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Paul Bernard
de Beauvais

Né à Beauvais, le 11 juin 1874, Paul Bernard a quitté l’Institution Sainte-Marie, en juillet 1891, après avoir obtenu le diplôme de bachelier ès lettres. Il couronnait ainsi une période scolaire, pendant laquelle il avait toujours été un élève appliqué, intelligent, d’un excellent esprit, et sympathique à tous ses maîtres et à tous ses condisciples.

Reçu en 1894 à l’École militaire de Saint-Cyr, il était capitaine au 112é régiment d’infanterie, en garnison à Toulon, lorsque la guerre éclata.

Le 3 août 1914, il quittait sa femme et ses cinq jeunes enfants, dans les sentiments du plus ardent patriotisme. La France l’appelait ; à cet appel il répondait avec l’entrain de l’officier, heureux de se dévouer pour la cause du droit et de la justice.

Hélas ! trois semaines ne s’étaient pas écoulées qu’il succombait en héros, sacrifiant volontairement sa vie à la conception la plus élevée du devoir militaire.

Le 20 août, au matin, en Lorraine, sa compagnie protégeait la retraite des troupes françaises, forcées de se replier de Biedestrost (1) vers Dieuze, lorsqu’il tomba la jambe fracassée par une balle.

Il aurait été certainement sauvé s’il avait consenti à se laisser emporter en arrière de la ligne de feu ; mais il déclara avec la plus grande énergie qu’il ne voulait pas que, dans son intérêt, un seul de ses soldats fût, en un pareil moment, éloigné du champ de bataille ; et, résistant à toutes les instances, il intima l’ordre formel à ceux qui l’entouraient de l’abandonner pour ne songer qu’à leur devoir de combattants. Puis, pour les exciter par son exemple, il ramassa un fusil et, couché sur le sol, il se mit à tirer sur l’ennemi qui s’avançait. Quelques minutes après, sa compagnie débordée par les Allemands, devait reculer en le laissant sur le terrain où son corps était retrouvé plus tard, couvert de blessures et pieusement enseveli par les habitants de Vorgaville.

Quelques jours après sa mort, il était cité à l’ordre du régiment, dans les termes suivants :

  • «Grièvement blessé, le matin du 20 août 1914, a répondu aux sous-officiers qui voulaient le transporter à l’arrière pour ne pas le laisser aux mains de l’ennemi : Laissez-moi. Il n’y a pas trop de monde sur la ligne de feu. Excellent officier qui avait fait preuve du plus grand sang-froid et du plus grand dévouement».

Le colonel se fit un devoir de transmettre à sa famille l’hommage de tous les officiers : «Il a été, écrivait-il, toujours et jusqu’au dernier moment le serviteur sans peur et sans reproche».

On aime à lire de telles paroles. Elles consacrent si justement la mémoire de notre cher ancien !

1 - Il s’agit du village de Biedesdorf.

 

 

 

 

le capitaine Paul Bernard appartenait au 112e régiment d'Infanterie

 

Historique 112e RI, couv

 

 

 

Paul Bernard a combattu à Dieuze et Biedesdorf, les 19 et 20 août 1914

 

Dieuze, Duss
Dieuze (Duss, en allemand) était en territoire germanique avant 1914

 

Dieuze, sous occupation allemande
Dieuze, sous occupation allemande : le 112e RI y entre le 19 août 1914

 

Biedesdorff, clocher détruit combat 19 août 1914
l'église de Biedesdorf dévastée par les combats du 19 août 1914

 

 

le capitaine Paul Bernard est mort au combat de Dieuze (Moselle)

 

Historique 112e RI, première page

Historique 112e RI, transcription
Historique du 112e RI, première page

 

 

 

Paul Bernard est enterré à Dieuze (Moselle) 

 

Dieuze, cimetière militaire
Dieuze (Moselle), cimetière militaire

 

 

la mort du capitaine Paul Bernard est mentionnée dans Le Gaulois

 

Le Gaulois, 18 janvier 1915
Le Gaulois, 18 janvier 1915 (4e alinéa en partant du bas, colonne centrale)

 

 

 

 

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mardi 30 octobre 2018

Raymond BLANC

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Raymond BLANC

 

 

BLANC Raymond, fiche MPLF

 

Raymond Blanc est né le 25 juillet 1892 à Igornay (Saône-et-Loire). Il est mort le 25 août 1914 à Baccarat (Meurthe-et-Moselle).

Il a été incorporé en octobre 1913 (service militaire), puis a effecté quelques jours intenses de guerre avant de trouver la mort au combat.

 

 

fiche matricule de Raymond Blanc

 

BLANC Raymond, fiche matricule
fiche matricule de Raymond Blanc, né le 25 juillet 1892

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Raymond Blanc
de Saint-Étienne

Les victimes tombées au début de la guerre, dans cette période si meurtrière des mois d’août et de septembre, nous apparaissent avec une auréole de vaillance toute juvénile. On allait au combat, à la mort, avec une fougue si patriotique ! Pouvait-on croire que les sacrifices de la première heure n’obtiendraient pas de suite leur récompense, la victoire rêvée ?

Il avait tout cet élan, toute cette fougue, toute cette confiance, le jeune Raymond Blanc, de Saint-Étienne. La guerre lui était apparue comme l’étape libératrice de la France. Il y avait des deuils à subir ; mais la gloire, mais le relèvement était au bout. Pour une âme chevaleresque, la perspective devenait attirante. Aucune pensée ne pouvait l’en distraire : le moment était venu de se donner de toute son âme.

C’est ainsi qu’il se donna à son devoir de fantassin, lui fortement épris d’idéal ! Depuis qu’il était arrivé à l’âge d’homme, il avait fait comprendre qu’il serait un enthousiaste des grandes causes. Qui donc aurait eu la pensée de l’en blâmer. Cette promptitude à saisir les apparitions de la vraie beauté le rendait aisément sympathique, et sa mort fut accueillie, parmi ses nombreux amis, avec les plus amers regrets !

Il mourut si vite en effet. Le 12 août, il écrivait :

  • «Mes amis et moi, nous acceptons avec entrain, avec plaisir, avec orgueil, le devoir qui nous est tracé, heureux et fiers de nous trouver en première ligne de feu. Le 38e n’a pas vu 1870, il verra la Revanche. Puisque nous avons le bonheur de vivre dans la plus belle des nations, à nous de la défendre et de mourir pour Elle. Vive la France !»

Le 15 août, même ton d’enthousiasme :

  • «Hier soir, au soleil couchant, nous avons salué les premiers obus allemands. Ils sont passés au-dessus de nos têtes et se sont écrasés à quelques mètres de nous. La lutte est acharnée. Toujours très heureux, baptisé et plein de confiance, je me mets entre les mains de la Vierge de Lourdes qui fera de moi ce qu’Elle voudra. Que la volonté de Dieu soit faite. Vive Dieu et la France !»

Dix jours plus tard, la correspondance était interrompue. Ce n’était plus lui qui s’adressait à sa famille : «Le 25 août, écrit son chef de section, je l’ai vu au matin de cette meurtrière journée, s’élancer sur l’ennemi, baïonnette en avant. Il avait enroulé autour du poignet, son chapelet de Lourdes qu’il ne quittait jamais…» Hélas ! il n’est point revenu !

Mais vraiment, pouvait-on espérer qu’il reviendrait de cette guerre, lui qui aimait la marche en avant, à front découvert, lui qui mettait son honneur, très simplement, en toute conviction, à donner l’exemple du courage, lui qui identifiait le devoir avec le don de soi-même pour son pays et pour ses compagnons d’armes ?

Au collège, on le choisit un jour pour donner à ses jeunes auditeurs dans un drame cornélien la vivante image du héros, sans peur ni reproche ! Cette vision revient d’elle-même à la mémoire de celui qui trace cette esquisse morale. Sans peur et sans reproche ! Cette devise résume la vie, hélas ! trop courte, de notre cher ancien, mort à Baccarat, à l’âge de 22 ans.

 

 

récit tiré de l'Historique du 38e RI, actions d'août 1914

 

Historique 38e RI, couv

Débarqué aux environs d’Epinal, le 38e est jeté presque de suite dans la lutte. Le 14 août, il se heurte dans le village d’Ancervillers à une position solidement défendue. C’est le premier contact avec l’ennemi ; à peine discerne-t-on chez quelques-uns un peu d’émotion et dès ce jour même, le Régiment montre par son exemple ce que peut une troupe fortement trempée. Sous un feu meurtrier qui lui cause des pertes énormes (1) le 1er bataillon sous les ordres du commandant Prunier blessé au cours de l’action, se déploie dans un ordre impressionnant, comme à la manœuvre. Ancervillers est à nous et le lendemain, les 5e et 6e compagnies s’emparent d’un convoi automobile composé de vingt voitures et constituant le ravitaillement d’une division allemande.

La marche en avant est poursuivie résolument : talonnant les arrière-gardes ennemies, nos éléments franchissent la frontière et atteignent successivement Lorquin, Bertrambois et la Forêt de Hesse.

Mais nos troupes ont été attirées dans un guet-apens. L’ennemi a préparé dans la région de Sarrebourg une formidable organisation défensive contre laquelle nos corps d’armées viennent se buter. Au village de Bruderdorff, le régiment rencontre une résistance violente de la part d’un adversaire qui, protégé par des tranchées, l’accable de ses feux. Au même moment, notre 15e corps subissait devant Morhange un sérieux insuccès et le 21 août, un ordre de retraite général était donné.

Tenant tête énergiquement à la poussée ennemie, le 38e se replie sur Baccarat où il a à subir, le 24 et le 25 de durs combats. Le 25 notamment, chargées par le général d’Infreville, qui commande le Division, d’appuyer le 86e qui vient d’être durement éprouvé, nos unités s’élancent dans un élan irrésistible à la baïonnette et rétablissent intégralement la situation.

 

 

Raymond Blanc est mort le 25 août 1914 à Baccarat

 

Baccarat, l'église après le 25 août 1914
Baccarat, après le 25 août 1914

 

 

 

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lundi 29 octobre 2018

Louis BLANCHON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Louis BLANCHON

 

 

BLANCHON Louis, fiche MPLF

 

Louis Blanchon est né le 21 juillet 1887 à Lyon. Il est mort le 13 mars 1917 à l'ambulance alpine de Gorica-le-Haut, en Albanie.

Il s'était marié le 24 janvier 1911, à Cannes, avec Marie Gabrielle Jeanne Roche. Ils ont eu un enfant : Maurice Blanchon (1915-1987).

Louis Blanchon a connu une carrière militaire un peu chaotique. Il fut incorporé au 2e régiment d’Artillerie en octobre 1909, puis passe un mois plus tard dans le service auxiliaire à la suite d’une commission de réforme qui le maintient cependant dans son unité. En mars 1910, il passe au 1er régiment d’Artillerie de montagne jusqu’en septembre 1911.

En novembre 1914, il est affecté à la 14e section d’infirmiers, puis à la 7e section d’infirmiers en octobre 1916. Le 21 novembre de la même année, il passe au 210e régiment d’Infanterie. Et meurt quatre mois plus tard.

C'est en Albanie qu'il est mortellement blessé, au cours de la bataille du lac Prespa le 12 mars 1917, comme le mentionne le JMO (Journal de marches et d'opérations) de son régiment. Il meurt deux jours plus tard à l'ambulance de Gorica-le-Haut (canton de Berat).

 

 

acte de mariage de Louis Blanchon

 

acte mariage Louis Blanchon, 13 mars 1911
acte de mariage de Louis Blanchon, 23 janvier 1911

 

 

 

 

fiche matricule de Louis Blanchon

 

Louis Blanchon, fiche matricule (1)

Louis Blanchon, fiche matricule (2)
fiche matricule de Louis Blanchon, né l 21 juillet 1887

 

 

 

Louis Blanchon est blessé le 12 mars 1917, autour du lac Prespa

 

Diapositive1

 

Blanchon sur liste blessés 12 mars 1917
JMO du 210e RI, blessés du 12 mars 1917 (extrait de la liste)

 

lac Prespa, Albanaises
Albanaises autour du lac Prespa (Albanie)

 

lac Prespa
lac Prespa (Albanie), de nos jours

 

 

 

Louis Blanchon est mort à Gorica (Albanie)

 

Gorica (Albanie) sur la carte
localité de Gorica (canton de Berat, Albanie) pointée sur une carte actuelle

 

 

 

 

 

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dimanche 28 octobre 2018

Jean BOIRON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Jean BOIRON

 

 

BOIRON Jean, fiche MPLF

 

Jean Boiron est né le 10 décembre 1895 à Saint-Chamond. Il est mort le 16 janvier 1915 au Bois Carré, à La Noulette (Pas-de-Calais). Il avait tout juste 19 ans.

 

 

acte de naissance de Jean Boiron

 

acte naissance Jean Boiron
acte de naissance de Jean Boiron, 10 décembre 1895

 

 

 

fiche matricule de Jean Boiron

 

Jean Boiron, fiche matricule
fiche matricule de Jean Boiron, né le 10 décembre 1895

 

 

 

Jean Boiron est mort dans le combat du Bois Carré, La Noulette (Pas-de-Calais)

 

Diapositive1
source du fond de carte

 

le Bois Carré, juillet 1915
le Bois Carré, au sud-est de La Noulette (Pas-de-Calais)

 

Aix-Noulette, village détruit
la commune de La Noulette, ravagée par la guerre

 

La Noulette, tranchée de première ligne
tranchée de première ligne à La Noulette

 

 

 

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samedi 27 octobre 2018

Dominique LA BONNARDIÈRE

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Dominique LA BONNARDIÈRE

 

 

LA BONNARDIÈRE Dominique, fiche MPLF

 

Dominique La Bonnardière est né le 5 juillet 1873 à Lyon. Il est mort le 23 juin 1915 à La Fontenelle, hameau de la commune de Ban-de-Sapt (Vosges).

À l'âge du rencensement (voir sa fiche matricule ci-dessous), il est déjà orphelin. Sa mère est morte en 1879, et son père en 1886. Il a alors treize ans et a grandi ensuite avec un tuteur.

Dominique La Bonnardière s'était marié le 3 février 1904 à Lyon, avec Marie Antoinette Odin. Ils ont eu quatre enfants :

  • Anne Marie : 1906-1998
  • Henri : 1907-1923
  • Marguerite : 1910-1993
  • Germaine : 1914-2009

 

 

fiche matricule de Dominique La Bonnardière

 

Dominique La Bonnardière, fiche matricule (1)

Dominique La Bonnardière, fiche matricule (2)

Dominique La Bonnardière, fiche matricule (3)
fiche matricule de Dominique La Bonnardière, né le 5 juillet 1873

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Dominique La Bonnardière
de Lyon

«Nous avons à peine deux ou trois fois dans notre vie l’occasion d’être des héros, et nous avons à chaque minute, l’occasion de pas être des lâches». Cette réflexion de René Bazin s’est présentée tout naturellement à notre pensée au moment où nous achevions la lecture des lettres écrites chaque jour par ce vrai chrétien que fut Dominique La Bonnardière, du 2 août 1914 au 23 juin 1915, à se femme et à ses enfants. Il s’était jadis donné ce conseil :

«Marche dans la nuit de ta vie obscure
Au bonheur incertain que l’amour procure ;
Reste un inconnu qui fait son devoir !

Toute sa vie, Dominique La Bonnardière fut un homme de devoir. Sa mort héroïque fut le digne couronnement de cet effort sincère, continu, ardent vers le bien.

Le devoir, c’est de faire la volonté de Dieu. Dans les lettres de ce soldat, il n’est question que de cela. «Nous sommes dans les mains du Bon Dieu… Réfugions-nous en Dieu et faisons notre devoir… Haussons nos cœurs à la hauteur des circonstances !»

Il écrit à son jeune fils Henry : «Tu feras ton devoir courageusement comme ton papa, jusqu’à la contrainte, jusqu’à la souffrance quotidienne, morale et physique, supportée avec joie parce que c’est pour la Justice, pour le Droit, pour la Mère Patrie, pour Dieu, pour le Bon Dieu dont la cause est inséparable de la cause de notre France immortelle, jusqu’à l’effusion du sang, s’il le faut !»

Il termine une lettre à sa femme tendrement aimée par ces mots tout embrasés de foi : «Je t’embrasse de tout mon cœur, ma petite crucifiée. Offrons les douleurs du présent pour l’avenir de nos chers petits». La veille, il avait écrit à cette compagne digne de lui : «Le plus beau présent que nous puissions faire à notre fille aînée est de lui donner l’esprit de sacrifice».

Trois jours avant sa mort - il devait tomber à l’attaque du 23 juin 1915, en avant du Ban-de-Sapt - il remarquait l’action divine qui le préparait lui-même au sacrifice total : « Je suis dans un de ces moments où l’on est joyeusement disposé à tout pour le Bon Dieu !»

La citation à l’ordre de la Division dont il fut l’objet souligne cette générosité dans l’accomplissement du devoir :

  • «Malgré son âge et ses charges de famille, n’a pas hésité à se lancer à l’assaut des tranchées ennemies. A été tué».

Nous aurions pu louer l’œuvre du poète (1), auteur de la Fenêtre ensoleillée et de Un miracle de saint François d’Assise. Nous avons préféré recueillir la leçon de cette vie si vaillamment chrétienne qui nous enflamme au devoir.

Ces morts-là sont des vivants étranges !

P. B.

1 - Dominique La Bonnardière est l'auteur de farces et de poèmes, sous le pseudonyme de Raoul de Bionnet. Il a notament écrit : Le Miracle de saint François, épisode lyrique en 2 tableaux, paroles de R. de Bionnet, [1910]. La Fenêtre ensoleillée date de 1913.

 

 

Dominique La Bonnardière est mort au hameau de la Fontenelle,

Ban-de-Sapt (Vosges)

 

Ban-de-Sapt, hameau de Fontenelle
le hameau de la Fontenelle

 

Ban-de-Sapt, église et chemin de Fontenelle
dévastation dans le secteur de Ban-de-Sapt

 

Ban-de-Sapt, le bourg et la Fontenelle
le bourg Ban-de-Sapt et la Fontenelle, de nos jours

 

Ban-de-Sapt, cimetière et ossuaire jpg
cimetière militaire de La Fontenelle

 

monument de la Fontenelle
le monument du cimetière militaire de La Fontenelle

 

 

 

Dominique La Bonnardière était un homme de lettres

Par des détours que nous ignorons, Dominique La Bonnardière maîtisait le hollandais. Il a traduit et adapté les Scènes enfantines. Tableaux et chansons de Nelly van der Linden van Snelrewaard-Boudewïjns (1869-1926) en 1910, montrant par là une exquise sensibilité.

 

Scènes enfantines (1)

Scènes enfantines (2)

Scènes enfantines (3)

 

 

 

 

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vendredi 26 octobre 2018

Antoine BONNET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Antoine BONNET

 

 

BONNET Antoine, fiche MPLF

 

Antoine Bonnet est né le 23 juillet 1883 à Oulins (Rhône). Il est mort le 14 juillet 1915 au Bois de la Gruerie (Marne).

Antoine Bonnet est mort au même endroit qu'Antonin Carteron décédé, lui, le 30 juin 1915.

 

 

fiche matricule d'Antoine Bonnet

 

BONNET Antoine, fiche matricule (1)

BONNET Antoine, fiche matricule (2)
fiche matricule d'Antoine Bonnet, né le 23 juillet 1883

 

 

Antoine Bonnet a servi au 18e RIC au Tonkin, de 1905 à 1907

 

18e RIC, Tonkin (1)
Tonkin, entrée du camp du 18e régiment d'infanterie coloniale

 

18e RIC, Tonkin (2)
18e régiment d'infanterie coloniale, manœuvres, clairons et musique

 

18e RIC, Tonkin (3)
18e régiment d'infanterie coloniale rentrant au cantonnement (Tonkin)

 

 

 

Antoine Bonnet  mentionné dans l'Historique du 5e RIC

 

pertes été 1915, Historique du 5e RIC
extrait de l'Historique du 5e régiment d'Infanterie coloniale

 

 

 

les combats en Argonne du régiment d'Antoine Bonnet

 

opérations en Argonne, Historique du 5e RIC
extrait de l'Historique du 5e régiment d'Infanterie coloniale

 

 

Antoine Bonnet est mort à Vienne-le-Château (Marne), au bois de la Gruerie

 

Vienne-le-Château, maisons bombardées
Vienne-le-Château : maisons bombardées, 1914-1915

 

Vienne-le-Château, envoyée août 1915
carte envoyée de Vienne-le-Château quinze jours après la mort d'Antoine Bonnet :
"jolie ville entièrement détruite que je traverse presque tous les jours,
par moment ça y chauffe, tout n'est plus que ruine... les boches sont à 800 mètres de là"

 

Vienne-le-Château, quartier bombardé
carte envoyée de Vienne-le-Château le mois suivant la mort d'Antoine Bonnet

 

Vienne-le-Château, route de Binarville
Vienne-le-Château, route de Binarville (avant la guerre)

 

Vienne-le-Château, plateau de la route de Binarville
Vienne-le-Château, le plateau de la route de Binarville : ruines

 

Vienne-le-Château, explosion d'un obus
Vienne-le-Château, explosion d'un obus

 

Vienne-le-Château, cimetière national
Vienne-le-Château : cimetière national

 

ossuaire de Gruerie
Vienne-le-Château : ossuaire de la Gruerie

 

bois de la Gruerie (1)
bois de la Gruerie aujourd'hui (photo Pierre Marmotin)

 

bois de la Gruerie (2)
bois de la Gruerie aujourd'hui (photo Pierre Marmotin)

 

bois de la Gruerie (3)
bois de la Gruerie aujourd'hui (photo Pierre Marmotin)

 

 

 

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