jeudi 25 octobre 2018

Paul BONNET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Paul BONNET

 

 

BONNET Paul, fiche MPLF

 

 

Paul Bonnet est né le 17 juin 1897 à Rive-de-Gier. Il a été blessé le 29 avril 1918 en Flandre occidentale (au sud-ouest d'Ypres) et il est mort à l'hôpital maritime de Brest le 11 mai 1918.

Il appartenait au 153e régiment d'Infanterie.

 

fiche matricule de Paul Bonnet

 

Paul Bonnet, fiche matricule (1)

Paul Bonnet, fiche matricule (2)
fiche matricule de Paul Bonnet, né le 17 juin 1897

 

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Paul Bonnet
de Rive-de-Gier

C’était un jeune, dans la force du terme. De la classe 17, il avait été versé d’abord dans le service auxiliaire de l’aviation. Mais il n’avait pas tardé à être pris dans le service armé, pour être incorporé au 153e d’Infanterie.

Le 24 avril de l’année suivante [1918], nous le trouvons dans la tranchée, face à l’ennemi. C’est un vaillant soldat :

  • «Les Boches ont voulu nous déloger d’ici hier ; mais nous ouvrions l’œil et les avons arrêtés à quelques pas de nos premières lignes… Le bombardement continue, malgré cela nous conservons un bon moral».

Quatre jours plus tard, il s’efforce de rassurer les siens :

  • «Ne sois pas inquiète pour moi, petite mère. Le plus dur est fait. Dieu et la Sainte Vierge m’ont protégé. Je ne veux pas que de sombres idées viennent obscurcir tes pensées».

Hélas ! dans la nuit suivante, du 28 ou 29, il devait tomber, victime de son courage. L’ennemi s’était faufilé derrière des baraquements et commençait à foncer sur la ligne française. Alors, notre jeune caporal, pour mieux défendre le poste menacé, monte sur la tranchée et à cinquante mètres mitraille tous les Allemands qui lui font face. L’attaque dura deux heures. Mais Peul Bonnet venait d’être frappé aux deux yeux.

Relevé trois heures après avoir reçu sa blessure, il fut évacué à Brest. C’est là qu’il s’éteignait doucement, le 11 mai, avec tous les secours de l’Église dont il avait été l’enfant le plus pieux, jusqu’au bout fidèle à tous ses devoirs.

 

 

Paul Bonnet  a été blessé dans le secteur belge de Clytte-Reninghelst (Flandre)

 

Belgique, Clytte, Reninghelst, après bombardement 1918 (1)
secteur de Clytte-Reninghelst après le bombardement de 1918

 

Belgique, Clytte, Reninghelst, après bombardement 1918 (2)
secteur de Clytte-Reninghelst dévasté, 1918

 

 

Le jour où Paul (Simon) Bonnet a été mortellement blessé.

Extrait du JMO (journal de marches et d'opérations du 153e régiment d'Infanterie, 29 avril 1918 ; p. 29 et 30 de la visionneuse).

 

BONNET Paul, JMO (1)

BONNET Paul, JMO (2)

BONNET Paul, JMO (3)

BONNET Paul, JMO (4)

 

Paul (Simon) Bonnet, dans la liste des blessés.

BONNET Paul, JMO (5)

 

 

Paul Bonnet est mort à l'hôpital maritime de Brest

 

Brest, hôpital maritime avant la guerre
Brest, l'hôpital maritime avant la guerre

 

Brest, blessés pendant la guerre
blessés de la guerre en soins à l'hôpital maritime de Brest

 

 

 

 

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mercredi 24 octobre 2018

Léon BORDET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Léon BORDET

 

 

BORDET Léon, fiche MPLF (2)

 
 

Léon Bordet est né le 29 juin 1890 à Saint-Étienne. Il est mort le 27 août 1914 à Saint-Dié (Vosges).

Il est mentionné dans la liste des tués du 51e bataillon de Chasseurs (lien, p. 16).

 

 

acte de naissance de Léon Bordet

 

acte de naissance de Léon Bordet, 29 juin 1890
acte de naissance de Léon Bordet, 29 juin 1890

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Léon Bordet
de Saint-Étienne

Sergent à la 10e compagnie du 51e bataillon de Chasseurs alpins, Léon Bordet arrivait le 27 août sur le plateau de Dijon, pour prendre position et défendre Saint-Dié.

Après un bombardement «colossal» des Allemands, le 51e était obligé de battre en retraite, lorsqu’un officier d’état-major donna l’ordre de rentrer dans la ville, où les ennemis s’étaient fortifiés. Deux compagnies sont chargées de remplir cette missive périlleuse : ce n’est point celle de notre sergent, mais si les autres reçoivent l’ordre de tenir jusqu’au bout, lui part en reconnaissance avec sa section, rue d’Alsace ! D’une fenêtre, un coup de fusil fut tiré et Léon Bordet, atteint mortellement, ne put se relever.

L’allure martiale du sergent du 11e Alpins avait dût certes attirer l’attention. Il ne faisait pas d’habitude les choses à demi : l’élève toujours bouillant de Sainte-Marie semblait prédestiné à ce rôle d’éclaireur. Quand il fallait de l’initiative, il était naturel de songer à lui.

Mais aussi, cette ardeur exceptionnelle le réservait aux coups de surprise. La mort le guettait au coin d’une rue. Elle ne lui a pas permis de réaliser les exploits que l’on était en droit d’attendre d’une aussi riche nature.

 

 

Historique du 51e bataillon de Chasseurs (extrait)

 

Historique 51e bataillon Chassseurs (1)

Historique 51e bataillon Chassseurs (2)

Historique 51e bataillon Chassseurs (3)
onzième en partant du haut : Léon Bordet (10e compagnie)

 

 

fiche matricule de Léon Bordet

 

BORDET Léon, fiche matricule (1)

BORDET Léon, fiche matricule (2)

BORDET Léon, fiche matricule (3)
fiche matricule de Léon Bordet, né le 29 juin 1890

 

La fiche matricule reproduit la même erreur que l'une des deux fiches MPLF (11e bataillon au lieu de 51e). Cette dernière a peut-être été rédigée d'après les éléments de la fiche matricule qui ne semble pas avoir enregistré que Léon Bordet appartenait au 51e bataillon de Chasseurs et non au 11e.

 

 

Léon Bordet est mort au hameau de Dijon, à côté de Saint-Dié, le 27 août 1914

 

tombes chasseurs au hameau de Dijon, Saint-Dié
tombes de chasseurs alpins tombés au hameau de Dijon, 27 août 1914

 

hameau de Dijon, Saint-Dié (Vosges)
hameau de Dijon, Saint-Dié (Vosges)

 

 

 

 

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mardi 23 octobre 2018

Louis BOULIN

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Louis BOULIN

 

 

BOULIN Louis, fiche MPLF

 

Louis Boulin est né le 17 mars 1893 à Saint-Étienne. Il est mort le 14 août 1914 à Ancerviller (Meurthe-et-Moselle).

La fiche matricule indique qu'il a été inhumé à Ancerviller (assez douteux) ; la notice du Livre d'Or affirme qu'il repose à Marvilliers (cette commune n'existe pas ; il s'agit probablement de Merviller) ; et le jugement du tribunal de Saint-Étienne en date du 9 janvier 1918 mentionne "une liste d'inhumation établie par le maire de Baccarat sur laquelle figure le nom" de Louis Boulin.

Cet imbroglio pourrait se résoudre par l'hypothèse suivante :

  • Louis Boulin est engagé avec son régiment (voir l'extrait de l'Historique ci-dessous) à Ancerviller le 14 août, combat au cours duquel les pertes sont énormes ;
  • gravement blessé il meurt sans doute à Ancerviller, conquise par son unité ;
  • son corps est transporté à l'arrière jusqu'à Baccarat où il est inhumé ;
  • à une date ultérieure, sa dépouille est exhumée pour être enterrée à Merviller.

 

 

fiche matricule de Louis Boulin

 

Louis Boulin, fiche matricule
fiche matricule de Louis Boulin, né le 17 mars 1893

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Louis Boulin
de Saint-Étienne

Louis Boulin appartenait à une famille de Saint-Étienne où l’on eut toujours, à un degré marqué, le goût des choses d’art. Dans ce milieu, il avait pris lui-même une réelle distinction, et ses maîtres se rappellent avec quelle originalité de bon aloi le jeune élève de Sainte-Marie savait traduire ses sentiments personnels. Il annonçait une âme délicate, ouverte aux plus nobles aspirations.

C’est comme soldat du 38e régiment d’Infanterie qu’il partit le 6 août 1914. Il fut dirigé sur le front des Vosges. Comme tant de jeunes fantassins, à cette aube de la grande guerre, il était rayonnant d’espoir. Son entrain le disposait à faire vaillamment son devoir, sans qu’il pût se dissimuler à quel sacrifice devait se soumettre d’avance le défenseur de la patrie.

Ce sacrifice, il eut à l’accomplir dès la première heure. Le 20 août en effet, sa famille était avisée par un compagnon de Louis qu’il avait été grièvement blessé, au cours d’une reconnaissance périlleuse, à Baccarat. Lui-même d’ailleurs avait réclamé l’honneur de faire partie de cette expédition. Les âmes généreuses sont toujours promptes à se donner.

Pendant quelques semaines, sa famille, privée de toute nouvelle, put se rattacher à l’espoir qu’il avait été fait prisonnier.

L’espoir devait disparaître six mois après, à l’annonce officielle de sa mort. Il repose aujourd’hui en territoire français, à Marvilliers (1), dans la Meurthe-et-Moselle.

1 - Erreur ; il s'agit sûrement de Merviller.

 

 

Louis Boulin est mort au tout début de la guerre, à Ancerviller

 

extrait Historique 38e RI, août 1914
extrait de l'Historique du 38e régiment d'Infanterie

 

Ancerviller, les Boches à 800 mètres
Ancerviller, carte envoyée durant la guerre avec des annotations : "Boches à 800 mètres", "maisons brûlées"

 

Ancerviller, le village 1914-1916
Ancerviller, le village en 1916

 

Ancerviller, restes d'une bergerie
Ancerviller, restes d'une bergerie

 

 

il enterré à Baccarat et une nouvelle fois à Merviller (Meurthe-et-Moselle)

 

Diapositive1

 

château de Merviller pendant la guerre
le château de Merviller pendant la guerre

 

 

 

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lundi 22 octobre 2018

Jean BOURDERY

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Jean BOURDERY

 

 

BOURDERY Jean, fiche MPLF

 

Jean Bourdery est né le 8 février 1887 à Guéret (Creuse). Il est mort le 19 mars 1915 au Mesnil-les-Hurlus (Marne).

Il y a une erreur dans la liste de la brochure : Jean Bourdery n'appartenait pas au 12e mais au 7e régiment du Génie. Il était lieutenant.

 

fiche matricule de Jean Bourdery

 

BOURDERY Jean, fiche matricule (1)

BOURDERY Jean, fiche matricule (2)

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Jean Bourdery
de Saint-Chamond

Jean Bourdery a laissé au collège le souvenir d’un élève intelligent et appliqué. Peu de temps après la fin de ses études, les circonstances l’éloignèrent de la ville de Saint-Chamond, et nous le retrouvons, dans le cadre précis de son existence, qu’au moment de la mobilisation générale de 1914.

Il appartenait comme lieutenant au 7e Génie. Parti d’Avignon le 21 août, dirigé sur Dugny, près Verdun, il fit toute la campagne de la Meuse, jusqu’à la prise de Saint-Mihiel, soutenant constamment l’infanterie dans ses attaques. Alors il est envoyé près de Soissons, en novembre ; participe à l’attaque de Crouy, au mois de janvier, et se distingue d’une façon particulière au moment où les troupes françaises traversent l’Aisne à Vénizel. La citation du lieutenant Bourdery est des plus significatives.

«Il a pu, est-il dit, assurer, du 4 au 13 janvier, la conservation des ponts et passerelles à l’aide de supports flottants, et grâce à un travail constant des plus pénibles. En raison d’une crue exceptionnelle et persistante de l’Aisne, les sapeurs se trouvaient souvent obligés de rester plongés dans l’eau jusqu’à la ceinture. Le 13, le lieutenant Bourdery a réussi encore à lancer une passerelle sous un feu violent d’artillerie».

Sa compagnie est de nouveau transportée à Châlons-sur-Marne où elle prend place immédiatement dans les tranchées de première ligne. Il assiste aux combats de Perthes et de Ménil-les-Hurlus, et là, tombe glorieusement pour la France, le 19 mars 1915.

 

 

Jean Bourdery est resté deux ans au 4e régiment du Génie (1908-1910)

 

4e Génie, honneur au régiment
4e Génie : honneur au régiment

 

4e Génie, démontage d'un pont de bateaux
4e Génie : démontage d'un pont par bateaux

 

 

Jean Bourdery appartenait au 7e régiment du Génie en 1914

 

7e Génie, pont sur le Rhône à Avignon
le 7e régiment du Génie, vers 1905

 

7e Génie, pont de bâteaux sur le Rhône à Avignon
le 7e régiment du Génie, pont de bateaux construit sur le Rhône, vers 1905

 

 

Jean Bourdery participe au combat de Crouy (Aisne) en janvier 1915

 

Crouy 1915, photo allemande (1)
Crouy (Aisne), en 1915, photo allemande

 

Crouy 1915, photo allemande (2)
Crouy (Aisne), en 1915, photo allemande

 

 

 

Jean Bourdery est mort au Mesnil-les-Hurlus (Marne)

 

Mesnil-les-Hurlus, ruines du village
Mesnil-les-Hurlus (Marne) : ruines du village en 1915

 

Mesnil-les-Hurlus, village détruit par combats fév 1915
Mesnil-les-Hurlus (Marne) : village détruit par les combats de 1915

 

 

 

 

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dimanche 21 octobre 2018

Joseph BROTTIER

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Joseph BROTTIER

 

 

BROTTIER Joseph, fiche MPLF

 

Le nom est bien Joseph BROTTIER et non Brotier.

Joseph Brottier est né le 28 août 1894 à Saint-Étienne. Il est mort le 10 septembre 1915 à l'hôpital complémentaire n° 36 d'Agneaux, à côté de Saint-Lo (Manche).

En 1915, il appartenait à la 1ère compagnie du 158e régiment d'Infanterie.

On ne sait pas de quoi précisément Joseph Brottier est mort. Sa fiche matricule indique - qu'il a été blessé le 28 février 1915 : "lieu inconnu ainsi que l'agent vulnérant et la partie du corps atteinte". Il est mort de maladie le 10 septembre suivant.

Cependant, la lecture du JMO (Journal de marches et d'opérations) de son régiment révèle - ce qu'on trouve aussi dans le Livre d'or - qu'il a été blessé le 27 février lors de bombardements sur le secteur de La Noulette (Pas-de-Calais) et de la route d'Arras, à proximité de Notre-Dame-de-Lorette.

L'hôpital complémentaire n° 36 était installé dans l'institut secondaire diocésain d'Agneaux, commune limitrophe de Saint-Lô.

 

 

fiche matricule de Joseph Brottier

 

Joseph Brottier, ficha matricule (1)

Joseph Brottier, ficha matricule (2)
fiche matricule de Joseph Brottier, né le 28 août 1894

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Joseph Brottier
de Saint-Étienne

Lorsqu’on songe à Joseph Brottier, l’on dit instinctivement : ce brave Joseph ! C’était en effet une âme douce et paisible.

Rien de saillant à signaler dans sa vie militaire. Il était et fut toujours un homme du devoir, mais il aimait peu à se mettre en relief et craignait, peut-être avec excès, de se laisser pénétrer dans l’intime de ses sentiments. Les jeunes de ce caractère sont souvent des énergiques. Pour eux les actes valent mieux que les paroles. À l’œuvre, on apprécie tout leur mérite.

Joseph Brottier était de la classe 1914 et fut versé du 7e Cuirassiers au 158e d’Infanterie. Après la période d’initiation à la vie militaire, nous le trouvons près de Notre-Dame-de-Lorette. C’est là qu’au début même de cette vie de sacrifice, il fut blessé, le 27 février 1915.

La blessure était sérieuse. Il fallut recourir à une double opération ; mais il ne put supporter la seconde et s’éteignit doucement, à l’hôpital d’Agneaux, près de Saint-Lô. La mort l’arrachait ainsi aux combats de l’existence. Que de choses l’auraient heurté sur cette terre, lui qui semblait fait surtout pour les jouissances de l’intimité, dans le cercle des affections de famille où les âmes pures et délicates rêvent de s’enfermer pour n’avoir point trop à souffrir !

 

 

 

extrait du JMO du 158e RI mentionnant Joseph Brottier blessé

 

JMO 158e RI, mars 1915
extrait du JMO du 158e régiment d'Infanterie à la date du 27 février 1915

 

 

 

hôpital complémentaire n° 36 d'Agneaux (Manche)

 

institut secondaire d'Agneaux (1)
institut secondaire d'Agneaux (Manche) ; a servi d'hôpital militaire dès septembre 1914

 

institut secondaire d'Agneaux (2
institut secondaire d'Agneaux (Manche) ; a servi d'hôpital militaire dès septembre 1914

 

 

 

 

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samedi 20 octobre 2018

Irénée BRUN

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Irénée BRUN

 

 

BRUN Irénée, fiche MPLF

 

Irénée Brun est né le 6 septembre 1890 à Saint-Chamond. Il est mort le 26 juillet 1918 à l'école d'aviation du Crotoy (Somme).

Sa carrière militaire l'a conduit à vivre des expériences diverses : cavalerie, artillerie, aviation.

Incorporé au 30e régiment de Dragons en octobre 1911, il devient brigadier en décembre 1912 et termine son service en octobre 1913.

Rappelé à l’activité par la mobilisation d’août 1914, il est affecté au 14e régiment de Dragons. En juin 1916, il passe au 54e régiment d’Artillerie (RA), puis en août de la même année au 12e RA. Un an plus tard, il passe au 250e régiment d’Artillerie de campagne, le 1er octobre 1917.

Le 12 février 1918, il arrive à la 2e compagnie de l’École d’aviation à Istres (Bouches-du-Rhône) ; il passe à la 4e compagnie le 27 avril.

Il est enterré dans le cimetière de Saint-Chamond.

 

 

fiche matricule d'Irénée Brun

 

Irénée Brun, fiche matricule (1)

Irénée Brun, fiche matricule (2)

Irénée Brun, fiche matricule (3)
fiche matricule d'Irénée Brun, né le 6 septembre 1890

 

 

 

 

en février 1918, Irénée Brun est affecté à la base aérienne d'Istres

 

chambrée à la base d'Istres, 1917
une chambrée à la base d'Istres en 1917 (source)

 

moniteur à la base d'Istres, 1917
un moniteur à la base d'Istres en 1917
(source)

 

un Gaudron G3 de l'école de pilotage d'Istres, 1917
un Gaudron G3 de l'école de pilotage d'Istres en 1917 (source)

 

 

 

Irénée Brun meurt le 26 juillet 1918 sur le terrain d'aviation du Crotoy

 

Le Crotoy, vers l'école d'aviation, 1917
Le Crotoy (Somme), vers l'école d'aviation, carte postée en 1917

 

Le Crotoy, école d'aviation
Le Crotoy, école d'aviation

 

Le Crotoy, un aviateur
un aviateur (Dangoise) à l'école du Crotoy

 

Le Crotoy, école d'aviation, escadrille volante
Le Crotoy, l'escadrille volante, vers 1920

 

 

la tombe de la famille Brun, cimetière de Saint-Chamond

 

103401270_o
tombeau de la famille Brun, cimetière de Saint-Chamond (source)

 

119685554_o
épitaphe, tombeau de la famille Brun, cimetière de Saint-Chamond (photo, 6 avril 2018) (source)

 

 

 

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vendredi 19 octobre 2018

Maurice BUREL

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Maurice BUREL

 

 

BUREL Maurice, fiche MPLF

 

Maurice Burel est né le 2 juin 1895 à Lyon. Il est mort le 7 juin 1915 à Notre-Dame-de Lorette, commune d'Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais). Il avait tout juste 20 ans.

Il est inhumé dans la nécropole nationale Notre-Dame-de-Lorette (Carré 28, rang 10, tombe 5636).

 

 

fiche matricule de Maurice Burel

 

Maurice Burel, fiche matricule
fiche matricule de Maurice Burel, né le 2 juin 1895

 

 

 

Maurice Burel  appartenait au 17e régiment d'Infanterie

 

soldats du 17e RI (1)
soldats du 17e régiment d'Infanterie, 1910

 

soldats du 17e RI (2)
soldats du 17e régiment d'Infanterie

 

  

 

le JMO de son régiment, le jour de la mort de Maurice Burel

 

JMO 17e RI, couv
JMO du 17 e RI, juillet 1914-juin 1915

 

JMO 17e RI, 7 juin 1915
JMO du 17 e RI : 7 juin 1915

 

 

 

Maurice Burel est mort à Notre-Dame-de-Lorette

 

champ de bataille de Notre-Dame-de-Lorette
une image du champ de bataille de Notre-Dame-de-Lorette

 

Ablain-Saint-Nazaire, tranchée
Notre-Dame-de-Lorette, tranchée

 

Notre-Dame-de-Lorette, champ de bataille
Notre-Dame-de-Lorette, panorama du champ de bataille de Vimy

 

 

il est enterré dans la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette

 

Ablain-Saint-Nazaire, cimetière français
un des cimetières de Notre-Dame-de-Lorette

 

Notre-Dame-de-Lorette, cimetière (côté sud)
Notre-Dame-de-Lorette, cimetière, côté sud

 

Notre-Dame-de-Lorette, nécropole (1)
Notre-Dame-de-Lorette, nécropole

 

Notre-Dame-de-Lorette, nécropole (3)
Notre-Dame-de-Lorette, nécropole

 

Notre-Dame-de-Lorette, nécropole (4)
Notre-Dame-de-Lorette, nécropole

 

Notre-Dame-de-Lorette, carte
Notre-Dame-de-Lorette, localisation de la nécropole

 

 

 

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jeudi 18 octobre 2018

Antoine CAILLET

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Antoine CAILLET

 

 

CAILLET Antoine, fiche MPLF

 

 

Antoine Caillet est né le 12 juillet 1888 à Lyon. Il est mort le 6 septembre 1914 à Saint-Benoît (Vosges).

Il a effectué deux ans de service militaire au 159e régiment d'Infanterie, d'octobre 1909 à septembre 1911.

En 1914, il rejoint ce même régiment comme caporal ; le 3 septembre, il est nommé sergent.

Il fut probablement enterré sur place, sans que l'on sache exactement où. La notice du Livre d'Or nous apprend que sa dépouille fut retrouvée plus tard, par hasard, et qu'elle fut alors inhumée dans le cimetière de Rambervillers tout proche.

 

 

fiche matricule d'Antoine Caillet

 

Antoine Caillet, fiche matricule (1)

Antoine Caillet, fiche matricule (2)
fiche matricule d'Antoine Caillet, né le 12 juillet 1888

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Antoine Caillet
de Lyon

D’une famille lyonnaise, Antoine Caillet avait continué au collège les traditions de travail, laissées par son frère Louis, bibliothécaire de la ville de Limoges. Il partit le 1er août 1914. Il n’avait que trois heures pour faire ses préparatifs ; mais les préparatifs par excellence concernent la conscience du soldat, exposé aux balles de l’ennemi. Antoine ne pouvait l’oublier. Il se prépara donc avec une entière spontanéité, reçut avec reconnaissance des mains de monsieur le curé de sa paroisse une médaille de la Très Sainte Vierge, et se rendit à son dépôt. Il appartenait au 159e d’Infanterie

D’après les détails transmis par un adjudant de sa compagnie, le caporal Caillet avait assisté à l’affaire de la Chipotte, le 1er septembre. La journée avait été chaude, et la brigade avait dû faire preuve d’une rare énergie pour se tirer d’une situation désavantageuse.

Le lendemain, Antoine était nommé sergent, et c’est comme sous-officier qu’il prenait part, le 5 septembre, à une attaque, vers le col du Haut-Bois (1), dans les Vosges. À un moment donné, sa section fut inondée par une rafale de projectiles, et ses hommes se tassèrent dans la tranchée pour échapper au danger : lui, il voulut voir ce qui se passait. Mais à peine eut-il sorti la tête au-dessus du sol qu’il fut frappé en plein front par une balle. La mort avait été instantanée.

Le même sous-officier auquel nous devons ces détails écrivit alors à la famille ces simples paroles : «Votre fils était un de ceux que nous aimions le plus ; son sang-froid, sa bonne humeur perpétuelle lui avaient gagné toutes les sympathies».

Rien de plus expressif que ces témoignages de compagnons d’armes. Ils prouvent une fois de plus que l’art de se faire aimer réside avant tout dans le don de soi-même. Les anciens de Sainte-Marie ont souvent entendu cet appel à la bienveillance. L’histoire de cette guerre prouve combien ils ont su rester fidèles à cet enseignement.

Le corps d’Antoine Caillet a été retrouvé par un Lyonnais, qui avait pu obtenir de faire faire des fouilles dans cette région, pour rechercher le cadavre d’un parent mort. Il repose donc, ce brave sergent, en terre française, dans le caveau du cimetière de Rambervillers. C’est là qu’aura lieu, en fin de guerre, le pèlerinage des siens : précieuse consolation pour ceux qui l’ont aimé.

1 - Il s'agit du col du Haut-du-Bois, à ne pas confondre avec le col du Haut-Bout tout proche.

 

 

Antoine Caillet est mort près de Saint-Benoît (Vosges)...

 

Saint-Benoît, maisons incendiées, août 1914
Saint-Benoît (Vosges), maisons incendiées en août 1914

 

Saint-Benoît, carte janvier 1915
Saint-Benoît devasté ; carte envoyée par un soldat en janvier 1915

 

 

...sur le chemin vers le col du Haut-du-Bois

 

col du Haut-du-Bois, aujourd'hui
col du Haut-du-Bois, aujourd'hui

 

 

Antoine Caillet est enterré à Rambervillers

 

Rambervillers, cimtière militaire (1)
Rambervillers, cimetière militaire, début des années 1920

 

Rambervillers, cimtière militaire (2)
Rambervillers, cimetière militaire, début des années 1920

 

Rambervillers, cimtière militaire (3)
Rambervillers, cimetière militaire, aujourd'hui

 

 

 

 

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mercredi 17 octobre 2018

Henri CARSIGNOL

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

Henri Carsignol, portrait

 

 

Henri CARSIGNOL

 

 

 

CARSIGNOL Henri, fiche MPLF

 

 

Henri Carsignol est né le 17 février 1882 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche). Il est mort le 25 septembre 1914 à Foucaucourt (Somme), à une quarantaine de kilomètres à l'est d'Amiens.

Il était militaire de carrière, admis à l'École spéciale de Saint-Cyr en octobre 1903.

En août 1914, il est lieutenant à la 5e compagnie du 22e régiment d'Infanterie ; fin septembre, il allait être proposé pour le grade de capitaine.

On lui a décerné la Croix de guerre avec palme ; citation à l'ordre de l'armée: "A été mortellement frappé en enlevant la lisière des bois de Foucaucourt".

Henri Carsignol est mort le même jour, au même endroit, que Joseph Balp, du même régiment.

 

 

fiche matricule d'Henri Carsignol

 

Henri Carsignol, fiche matricule
fiche matricule d'Henri Carsignol, né le 17 février 1882

 

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Henri Carsignol
de Valence

Henri Carsignol était un officier de carrière, et cette belle vocation des armes se conciliait admirablement avec la vigueur d’une âme pleine d’énergie et d’entrain.

À sa sortie de Saint-Cyr, il avait été affecté au 22e régiment d’infanterie, à Sathonay, et nous le retrouvons comme lieutenant au début de la guerre.

On sait avec quelle ardeur ces jeunes officiers se portèrent partout aux premiers postes du danger. Ils étaient avides de sacrifier pour la France, et si le sacrifice est la meilleure preuve de l’amour, on a bien le droit de dire que jamais patrie ne fut plus aimée. Ils tombèrent nombreux, sur tous les champs de bataille, ces vrais fils de France, et la grande école militaire du pays a désormais dans ses annales une page qui peut être comparée à la page la plus glorieuse des épopées nationales.

Henri Carsignol fut blessé une première fois à la jambe, pendant le combat de Foucancourt, le 24 septembre 1914. Mais de cette blessure, il voulut supporter la souffrance, sans quitter le champ de bataille. Avant tout, il tenait à conserver le commandement de sa compagnie.

On se mit donc à faire un premier pansement. Hélas, le pansement ne put être achevé. Une seconde balle étendit raide mort le brave lieutenant. Il tombait à 32 ans, alors que sa vaillance l’avait brillamment signalé à l’attention de ses chefs. On venait de le proposer pour le grade de capitaine… ! En somme, il mourait debout, à la tête de ses hommes, avec lesquels il avait pu enlever la lisière du bois de Foucaucourt.

Le général de Castelnau le cita à l’ordre de l’armée, en rappelant d’une façon expressive le succès qu’il venait de remporter… On aime à voir le nom d’un tel chef garantir et ombrager pour ainsi dire le mérite d’un si chevaleresque officier.

 

 

 

en août 1914, Henri Carsignol est lieutenant à la 5e compagnie du 2e bataillon

du 22e régiment d'Infanterie

 

JMO 22e RI, état-major, août 1914
JMO du 22e RI, état-major début août 1914

 

 

 

le JMO à la date du 25 septembre 1914, mort d'Henri Carsignol

 

JMO 22e RI, 25 sept 1914 (1)

JMO 22e RI, 25 sept 1914 (2)
JMO du 22e RI, 25 septembre 1914 ; à gauche, liste des officiers tués

 

 

 

Henri Carsignol a été blessé, incomplètement soigné...

 

Foucaucourt, soins blessé
Foucaucourt (Somme), soins donnés à un blessé

 

 

 

...puis est mort à Foucaucourt (Somme), le 25 septembre 1914

 

Foucaucourt, ruines village
Foucaucourt (Somme), les ruines du village

 

 

 

 

Autres anciens de Sainte-Marie ayant appartenu au 22e régiment d'Infanterie

 

 

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mardi 16 octobre 2018

Antonin CARTERON

les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

 

Antonin CARTERON

 

 

CARTERON Antonin, fiche MPLF

 

Antonin Carteron est né le 25 mai 1892 à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône). Il est mort le 30 juin 1915 au Bois de la Gruerie dans la Marne.

Antonin Carteron est mort au même endroit qu'Antoine Bonnet décédé, lui, le 14 juillet 1915.

Un journal local de Saint-Symphorien-sur-Coise, Le Coq Pelaud (pelaud est le nom donné aux habitants de cette localité), publié en octobre 2009, fournit des informations biographiques sur Antonin Carteron, natif de la ville.

 

 

fiche matricule d'Antonin Carteron

 

Antonin Carteron, fiche matricule
fiche matricule d'Antonin Carteron, né le 25 mai 1892

 

 

 

éléments biographiques sur Antonin Carteron

 

Le Coq Pelaud, 2009 (1)

Le Coq Pelaud, 2009 (2)

Le Coq Pelaud, 2009 (3)
Le Coq Pelaud, octobre 2009 (source)

 

 

 

le Bois de la Gruerie (Marne)

 

Bois de la Gruerie, carte en relief
Bois de la Gruerie, entre Binarville et Vienne-le-Château, carte en relief

 

Bois de la Gruerie, extrait carte d'état-major
le Bois de la Gruerie, extrait de la carte d'état-major (source)

 

 

 

 

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