les 146 anciens élèves de Sainte-Marie morts pour la France, 1914-1918

 

 

Joseph MOURIER

 

 

MOURIER Joseph, fiche MPLF

 

 

Joseph Mourier est né le 21 février 1870 à Villevocance (Ardèche). Il est mort le 19 avril 1918, à Villevocance, d'une tuberculose aiguë contractée en service. Il avait quarante-huit ans.

Il a effectué son service militaire de novembre 1891 à septembre 1892. En 1911, dans le recensement de Villevocance (Ardèche), Joseph Mourier apparaît avec la profession de notaire (il était déjà noté comme clerc de notaire lors du recensement militaire).

À la mobilisation, il est incorporé au 119e régiment d'infanterie territoriale. Il avait le grade de sergent.

Blessé au dépôt de prisonniers de guerre de Nîmes, le 24 août 1916.

 

 

fiche matricule de Joseph Mourier

 

Joseph Mourier, fiche matricule (1)

Joseph Mourier, fiche matricule (2)

Joseph Mourier, fiche matricule (3)
fiche matricule de Joseph Mourier, né le 21 février 1870

 

 

Joseph Mourier, dans le recensement de 1911

 

Villevocance, recensement 1911
Villevocance (Ardèche), recensement de 1911

 

 

Sainte-Marie, Livre d'Or, 1914-1918

Joseph Mourier
de Villevocance

Peu d’anciens se rappellent peut-être le souvenir de Joseph Mourier. Il avait passé au collège «sans faire de bruit», sans vouloir attirer l’attention. C’était un modeste.

Mais ceux qui l’ont connu de près se souviennent de la ténacité avec laquelle il poursuivait chaque jour l’acquisition de son diplôme de bachelier. Rien ne pouvait le décourager. Il revenait sans se lasser au labeur quotidien, et sa persévérance, si digne d’éloges, devait le conduire au succès ? N’a-t-on point raison de réserver toute son admiration à des efforts ainsi renouvelés, à cette énergie du travailleur qui trace son sillon, le regard fixé sur le but, sans se reposer, sans dévier jamais ? Joseph Mourier appartenait à cette class des énergiques.

Ce souvenir déjà lointain nous est revenu lorsque nous avons reçu, en quelques mots seulement, la nouvelle de sa mort. Mobilisé depuis 1914, il appartenait aux classes les moins jeunes. Aussi ce n’est point sur un champ de bataille qu’il est tombé. Dieu l’a rappelé à Lui, le 19 avril 1918, alors qu’il était dans sa famille, durant une période de sursis. Mais il a succombé vraiment aux ennuis, aux fatigues d’une vie qui n’était plus de son âge. Il avait 48 ans…

Lui aussi disparaît victime modeste, mais très méritante, du devoir patriotique. Entouré de toues les secours de la religion, il rend son âme à Dieu en faisant un acte d’amour.

«Profondément chrétien, nous dit sa pieuse femme, il laisse à tous le souvenir de sa foi, de sa bonté et de sa grande loyauté. Ses cinq petits garçons n’ont eu devant les yeux, de la part de leur père, que de saints exemples».

 

 

Joseph Mourier a été affecté au dépôt de prisonniers de guerre de Nîmes

 

prisonniers bulgares à Nîmes, 29 oct 1916
Nîmes, mas de Fonfroide, prisonniers de guerre bulgares, 29 octobre 1916 ;
à gauche, avec son fusil, un soldat de la Territoriale (source)

 

 

 

- retour à l'accueil